David Bowie et le foot : si loin, si près...

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David Bowie et le foot : si loin, si près...
David Bowie et le foot : si loin, si près...

David Bowie a donc tiré sa révérence. Un jour de Ballon d'or. Peut-être une dernière élégance afin de nous rappeler le sens des priorités. Pourtant, l'artiste, contrairement à d'autres gloires de la perfide Albion, s'est peu épanché sur le ballon rond, et franchement, il n'en fut jamais un grand fan. En revanche, le foot sut toujours tirer le meilleur profit de son œuvre, sous toutes ses formes et facettes. Une étrange source d'inspiration qui explique cette bousculade d'hommages à crampons pour un artiste qui mit un point d'honneur à ne jamais perdre son temps devant un match ou un Boxing Day, même par mal du pays lors de ses nombreux exils. Comme quoi, le foot n'a pas besoin qu'on l'aime pour se sentir désiré.

"Je suis un fan absolu de sa musique, même si je ne suis pas assez spécialiste pour évoquer ses qualités dans ce domaine. Mais je dois dire que le message qu'il a fait passer à ma génération était important : "Soyez assez fort pour rester vous-même." C'est un message très fort pour ma génération, celle de l'après-guerre." De tous les hommages rendus hier à l'avatar "réel" de Ziggy Stardust, celui d'Arsène Wenger s'avère a priori le plus surprenant, surtout parce qu'il fait vibrer une corde sensible inattendue chez le coach d'Arsenal. Pour tout avouer, qui aurait pu l'imaginer transporté par des élans libertaires et hédonistes dans les vestiaires du Racing Strasbourg, après avoir écouté en boucle dans sa voiture sur le chemin de la Meinau Space Oddity ou plus simplement Young Americans.

Et comment oser croire qu'il pouvait s'identifier "générationnellement" à ces personnages androgynes en plateforme boots, qu'à ses yeux cette démarche schizophrénique et transgressive s'érigerait au bout du compte en modèle à suivre. Nous avions semble-t-il tort. Le foot est donc bien plus ouvert que l'on ne pourrait le supposer à l'héritage du personnage le plus ambiguë sorti du ventre de la culture pop. Il ne faut pas néanmoins se bercer d'illusions. La musique, quand elle rentre les charts, devient mère de toute les récupérations. Y compris le très conformiste Lionel Messi, de nouveau récompensé d'un Ballon d'or donc, qui avait tourné une petite pub pour Pepsi lors de la Coupe du monde de 2014 sur le fond sonore de Heroes. Le choc des symboliques en ce 11 janvier s'en avérait d'autant plus étourdissant.

La seule image de David et son ballon


Toutefois, la plus logique des reconnaissances de dettes est peut-être venue finalement de David Beckham, dont le profil doit incontestablement beaucoup à l'inventeur du métrosexuel bankable avant l'heure. "Un génie créatif et une influence pour nous tous", tweete l'ancien protégé de Sir Ferguson. Il faut revoir un film comme Velvet Goldmine sur le glam rock pour mesurer à quelle dernière métamorphose bowiesque, la plus consensuelle et pubarde (il a quand même vendu de l'eau plate, notre rebelle berlinois), il faisait référence dans ses propos de moins de 140 signes.

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