David Bitsindou : " J'ai croisé un renne d'assez près en voiture "

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David Bitsindou : " J'ai croisé un renne d'assez près en voiture "
David Bitsindou : " J'ai croisé un renne d'assez près en voiture "

Après avoir pas mal bourlingué, le défenseur David Bitsindou a posé l'année dernière ses valises sur les bords du golfe de Botnie dans un PS Kemi fraîchement promu en Ykkönen, la deuxième division finlandaise. En pleine taïga, donc. L'occasion de parler derby de Laponie, d'eau de source et de sauna perdu dans la forêt. Évidemment.

Tu es en pleine reprise. Comment ça va ? Ça va pas mal. C'est vrai qu'on avait parfois deux entraînements physiques par jour, donc c'était assez intense avec moins de temps pour se reposer. Depuis aujourd'hui, on s'est remis au ballon. Mais on a encore le temps : même si on a un match de Coupe le 28 février, le championnat ne commence pas avant fin avril.
Même avant de jouer en Finlande, ta trajectoire était déjà originale... C'est vrai que j'ai un parcours assez particulier. J'ai joué en amateur jusqu'à mes dix-huit ans, puis j'ai fait un essai à Chantilly en DH. L'année suivante, j'ai pu intégrer Montluçon en CFA. Derrière, j'ai eu un essai en Bulgarie à Etar Veliko Turnovo, ce qui m'a permis d'avoir mon premier contrat professionnel. C'est un ami, également à l'essai là-bas, qui m'avait proposé. J'y ai longtemps réfléchi parce que ça faisait un peu loin. La Bulgarie, c'est pas la porte à côté... Mais il y avait l'opportunité d'évoluer à un niveau professionnel. Suite à ça, je suis revenu en France à l'US Fontenay parce que le coach d'Etar m'avait dit que je n'aurais pas plus de temps de jeu.
Du coup, comment tu t'es retrouvé en Ykkönen ? En 2013, je jouais en non-league en Angleterre (au Southall FC, en onzième division anglaise, ndlr) et, en décembre, je me suis fait repérer par l'ancien coach de Kemi qui est anglais, Tommy Taylor. Il m'a proposé de venir jouer en Finlande, en troisième division. Je suis allé leur rendre visite, et, pour un club de D3 finlandaise, il est super bien organisé en termes d'infrastructures. Par exemple, l'hiver, on parle de température entre -20° et -25° à Kemi. C'est la Laponie, quand même. Mais on a un terrain synthétique couvert et chauffé. C'est comme une bulle de tennis. Dedans, il y fait dix degrés et tu subis pas trop les chocs quand tu joues. L'été, on a un terrain en herbe. Mais tous les clubs n'ont pas un terrain en herbe, hein. Du coup, ça nous a permis de monter en Ykkönen.
Ça t'a pas fait trop bizarre de jouer en indoor ? Si ! Déjà, ça résonne un peu plus, comme si tu jouais dans un gymnase. Surtout, je me disais qu'on risquait de toucher le plafond lors des dégagements, mais en fait, le plafond est à vingt, vingt-cinq mètres, et tu finis par...



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