Dassault Aviation propose de racheter 10% de ses actions

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(Actualisé avec les projets de résolution, commentaire d'analyste) PARIS, 3 septembre (Reuters) - Dassault Aviation AVMD.PA va demander à ses actionnaires leur feu vert pour racheter jusqu'à 10% de ses propres actions, ce qui pourrait permettre à la famille Dassault de renforcer son contrôle sur le groupe et donner à Airbus Group AIR.PA l'occasion d'une sortie partielle de l'avionneur français. Selon les projets de résolution de l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire prévue le 24 septembre, les actionnaires se prononceront sur le rachat d'un nombre d'actions représentant jusqu'à 10% du capital social de Dassault Aviation. L'avionneur, selon le même document, est prêt à payer au maximum 1.200 euros par action et à débourser jusqu'à 1,215 milliard d'euros dans le cadre de cette opération. Il se ménage plusieurs options pour ces titres rachetés, dont celles de les annuler pour accroître la rentabilité des fonds propres et le résultat par action ou de les revendre sur le marché afin d'augmenter la liquidité de l'action. A 17h mercredi, l'action Dassault Aviation se traite à 1.085,45 euros, en hausse de 2,78%. "Dassault Aviation peut facilement financer cette acquisition, car sa position nette de liquidité était de 3,7 milliards d'euros fin décembre 2013 et de 3,14 milliards fin juin 2014", a commenté un trader en poste à Paris. "Nous pensons que l'entreprise annulera probablement ces actions afin d'augmenter le contrôle de GIMD (Groupe industriel Marcel Dassault)." La famille Dassault détient 50,55% du capital de Dassault Aviation. Airbus Group a de son côté officialisé fin juillet son intention de céder les 46,3% qu'il détient dans Dassault Aviation, une participation valorisée 5,2 milliards d'euros à ce moment-là. ID:nL6N0Q518H Pour Airbus Group, l'entrée de 1,2 milliard d'euros dans ses caisses se traduirait par une souplesse financière supplémentaire qu'il pourrait à son tour utiliser pour lancer son propre programme de rachat d'actions, selon une note de recherche de l'analyste Robert Stallard, chez RBC. "Cependant, Airbus a encore des obligations considérables en termes de développement pour l'A350, l'A320neo et l'A330neo, aussi on ne s'attend pas à ce qu'il soit trop offensif sur l'utilisation du cash", écrit-il. De source proche du dossier, on rapportait fin juillet qu'Airbus Group serait en discussions avec l'Etat français et la famille Dassault concernant sa participation dans Dassault Aviation, et qu'un accord pourrait être trouvé d'ici la fin de l'année. Selon Les Echos mercredi, l'Etat, qui dispose d'un droit de premier refus et de première offre, n'achèterait pas des actions de Dassault mais pourrait organiser l'arrivée d'autres partenaires. (Gilles Guillaume, Andrew Callus, Dominique Rodriguez, édité par Jean-Michel Bélot)


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