Dassault a-t-il plus de chances de vendre son Rafale au Brésil ?

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C. Cosmao
C. Cosmao

(lerevenu.com) - Le scandale de l'espionnage économique et politique du Brésil par les Etats-Unis a provoqué une vive tension des relations diplomatiques entre les deux pays. Est-ce une bonne nouvelle pour l'avionneur français ?

Dilma Roussef a décidé d'annuler sa visite officielle à Washington, en octobre prochain. Ce refroidissement diplomatique entre le Brésil et les Etats-Unis est né des dernières révélations d'Edward Snowden, l'ancien fonctionnaire de l'agence américaine de renseignement NSA. Les «grandes oreilles» américaines auraient, en effet, espionné les mails de Dilma Roussef et aussi les messages électroniques du groupe pétrolier national, Petrobras.

Cet imbroglio diplomatique renforce-t-il les chances de Dassault Aviation au Brésil ? L'avionneur français participe, en effet, à l'appel d'offres avec son Rafale, face au F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing, sachant que le Gripen NG du suédois Saab est aussi sur les rangs.

La signature de ce contrat portant sur la rénovation de la flotte de combat brésilienne a été maintes fois repoussée. Interrogé par Le Revenu, Constantin Jancso, économiste en chef de HSBC (Brésil), répond que «la signature de ce contrat est reportée d'année en année, il est difficile de savoir s'il le sera avant la fin 2013 ou à la fin 2014, mais ce qui est sûr c'est que la modernisation de la flotte aéronautique de l'armée ne paraît pas une priorité budgétaire pour le pays».

En Bourse, l'action Dassault Aviation, dont le flottant reste des plus réduits (3% du capital), a progressé de 23% depuis le début janvier.

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