Darknet : plongée dans les bas-fonds d'Internet

le , mis à jour à 07:47
0
Darknet : plongée dans les bas-fonds d'Internet
Darknet : plongée dans les bas-fonds d'Internet

Il alimente tous les fantasmes. On l'imagine repaire de cybercriminels, marché noir pour trafics en tous genres et, pire, lieu d'échange pour prédateurs pédophiles. On trouve bien tout cela sur le Darknet, cet Internet parallèle où l'anonymat total est la règle. L'actualité récente le prouve avec la paralysie complète pendant quelques heures vendredi 21 octobre de quelques-uns des sites Web les plus fréquentés de la planète (Amazon, eBay, Spotify, Airbnb, Netflix...). Le botnet Mirai, un logiciel qui exploite les failles de sécurité des objets connectés qui a servi à l'attaque, a récemment été rendu public sur le Darknet, accessible à n'importe quel apprenti hackeur. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, qui montre que le Darknet est de plus en plus présent dans l'actualité.

 

Les séries télé s'en emparent, comme « Mr. Robot », qui met en scène une figure de hackeur, sur France 2, depuis la rentrée. En année présidentielle, les partis politiques eux-mêmes n'échappent pas à ce nouveau risque et ils ont été sensibilisés à ce danger la semaine dernière au cours d'un séminaire.

 

 

 

 

 

Economie parallèle

Le Darknet n'a pourtant pas qu'un côté sombre. Il accueille aussi des forums de discussions, des sites d'échanges de fichiers qui ont permis aux dissidents de certains pays totalitaires d'organiser leur lutte ou au lanceur d'alerte Edward Snowden de publier des documents de la NSA classés top secret.

 

Faire ces premiers pas de souris dans ce monde souterrain fréquenté par 2 millions d'internautes chaque jour est d'une déconcertante facilité, comme nous avons pu l'expérimenter en compagnie de Daniel Smith, un hackeur repenti mettant désormais ses connaissances au service d'une société de sécurité informatique. Il nous a fait visiter ce monde obscur. Le Darknet est bien le lieu de tous les trafics et d'une inquiétante économie parallèle. Là, des ventes d'armes. Ici, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant