Dark pools-Barclays et Credit suisse mis à l'amende aux USA

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 (Actualisé avec nouvelle source, des précisions, du contexte) 
    WASHINGTON, 31 janvier (Reuters) - Barclays  BARC.L  et 
Credit Suisse  CSGN.VX  sont près de régler aux Etats-Unis des 
contentieux relatifs à leurs "dark pools", la banque britannique 
ayant reconnu avoir enfreint la loi et acceptant de débourser 70 
millions de dollars (64,6 millions d'euros), ont annoncé 
dimanche les services du procureur général de New York 
    Les règlements intervenus entre les banques et la Securities 
and Exchange Commission (SEC) et le procureur général de New 
York, qui devraient être annoncés officiellement lundi, 
comporteront les plus grosses amendes jamais payées dans un 
dossier impliquant des "dark pools", ces plateformes 
alternatives permettant de négocier anonymement des blocs de 
titres de gré à gré sans passer par les places officielles. 
    Il était reproché à Barclays et à Credit Suisse d'avoir 
trompé les investisseurs de leurs dark pools en leur affirmant 
qu'ils seraient protégés des manoeuvres hostiles du trading 
haute fréquence. 
    L'amende infligée aux deux établissements serait de 154,3 
millions de dollars au total. 
    Outre l'amende, Barclays acceptera l'installation d'un 
contrôle indépendant pour s'assurer que son dark pool "Barclays 
LX" fonctionne conformément à la loi 2à l'avenir. 
    Credit Suisse versera 60 millions de dollars aux deux 
régulateurs américains, plus 24,3 millions de dollars qui iront 
à la SEC pour d'autres infractions liées à son dark pool 
Crossfinder. Credit Suisse, dans le cadre de ce règlement, 
n'admettra ni ne niera les allégations à son encontre. 
    Les deux banques se sont abstenues de tout commentaire. 
    Les services du procureur général de New York Eric 
Schneidermann avaient porté plainte contre Barclays en juin 
2014, soupçonnant une fraude dans son dark pool.  
    Selon la plainte, la banque aurait dit aux investisseurs 
qu'elle avait un service de "profilage de liquidité" censé 
permettre aux investisseurs traditionnels de s'exempter de tout 
trading avec des traders haute fréquence. 
    Dans les faits, affirmaient les services de Schneidermann, 
le programme était truffé d'"exceptions" donnant l'avantage aux 
traders haute fréquence.  
    Le procès était intervenu peu de temps après la parution du 
livre "Flash Boys", de Michael Lewis, où l'auteur défendait la 
thèse d'un marché boursier biaisé en faveur du trading haute 
fréquence. 
    "Ces affaires marquent la première grande victoire dans la 
lutte contre la fraude dans le trading de dark pool, ouverte 
lorsque nous avons d'abord poursuivi Barclays", a réagi 
Schneidermann dans un communiqué.  
    La SEC n'était pas joignable dans l'immédiat. 
    Les régulateurs ne devraient annoncer aucune accusation 
contre des personnes physiques des établissement concernés 
lundis.     
 
 (Sarah N. Lynch à Washington et Herbert Lash à New York, 
Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 

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