Dans une dizaine de pays, elles font leurs preuves

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A Paris, elle va naître, à Berne, elle a 30 ans ! C'est la Suisse qui, pendant l'été 1986, a ouvert la première salle dite de shoot. Aujourd'hui, il en existe plus de 80, réparties dans une dizaine de pays, dont le Luxembourg, l'Espagne, les Pays-Bas, l'Australie et -- donc -- demain, la France. « Chacune a ses particularités, note Jean-Pierre Couteron, le président de la Fédération Addiction. Au Danemark, un bus itinérant va rencontrer les usagers. » A en croire le spécialiste, ces lieux de consommation encadrée auraient atteint leurs objectifs chez nos voisins : moins d'overdoses et un ralentissement de la transmission de virus chez les toxicomanes grâce à l'usage de seringues propres et de matériel stérile. En Allemagne, où 24 salles ont vu le jour depuis 1994, les surconsommations mortelles ont quasiment disparu, note un rapport de l'ONG International Drug Policy Consortium (IDPC). En Suisse, toujours selon l'association anglaise, il n'aura fallu que quelques années avant que les décès ne chutent de moitié. La Fédération mondiale contre les drogues est moins laudative. Sa vice-présidente australienne note que, depuis son ouverture à Sidney en 2001, le site d'injection est très controversé. Citée dans une question écrite du Sénat par un élu LR, elle affirme que « ces endroits créent un effet pot de miel, où les dealeurs se regroupent pour vendre leur drogue aux acheteurs qui entrent ensuite dans la salle ». Au Luxembourg, où 4 000 consommations sont faites chaque mois dans le seul centre ouvert il y a dix ans, l'accès aux soins pour les toxicomanes s'est renforcé et les nuisances dans l'espace public se sont amoindries. « Au Canada, il y a eu une volonté politique de fermeture mais la justice l'a interdite au nom des bienfaits de la salle de Vancouver, relate Jean-Pierre Couteron. Sinon, aucun des pays expérimentant ces lieux depuis des années n'est revenu dessus.  » ...

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