Dans un Brésil divisé, Dilma Rousseff doit faire face à de nouvelles accusations

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Un manifestant demandant la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et brandissant une pancarte "PT (Parti travailliste) dehors", à Sao Paulo le 19 mars.
Un manifestant demandant la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et brandissant une pancarte "PT (Parti travailliste) dehors", à Sao Paulo le 19 mars.

Le sénateur de gauche Delcidio Amaral, lui-même mis en examen dans le dossier de corruption Petrobras, affirme que la présidente brésilienne « savait tout » du système de pots-de-vin.

De nouvelles accusations impliquant la présidente Dilma Rousseff dans le vaste réseau de corruption Petrobras ont accentué samedi 19 mars la crise politique au Brésil, un pays plus divisé que jamais.

« Dilma a hérité et bénéficié directement de ce système, qui a financé ses campagnes électorales » en 2010 et 2014, a accusé le sénateur de gauche Delcidio Amaral, lui-même mis en examen dans ce dossier. Si l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), soupçonné par la justice de corruption et blanchiment d’argent, « dirigeait le système » de pots-de-vin, « Dilma aussi savait tout », ajoute le sénateur dans un entretien à l’hebdomadaire Veja. Selon lui, Mme Rousseff et son prédécesseur « tentaient systématiquement d’entraver le travail de la justice ».

Le gouvernement a dénoncé dans la soirée des accusations « calomnieuses » et « diffamatoires », annonçant qu’il porterait plainte.

Récession économique et tempête politico-judiciaire Les affirmations du sénateur, qui collabore avec la justice contre de futures remises de peine, surviennent au lendemain de manifestations de la gauche brésilienne en soutien à la présidente. Près de 267 000 militants et sympathisants, selon la police, ont défilé dans 55 villes du pays, aux cris de « Il n’y aura pas de coup d’Etat ! ». La semaine dernière, trois millions de Brésiliens étaient descendus dans les rues pour, eux, réclamer le départ de la cheffe de l’Etat, qu’ils accusent d’avoir maquillé les comptes publics l’année de sa ré...

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