Dans Tripoli, la chasse à l'homme a commencé

le
0
REPORTAGE - Dans les rues de la capitale libyenne, au sein du palais-forteresse, les combattants rebelles célèbrentleur victoire.

Rien de plus exaltant que de foncer en pick-up découvert dans une ville libérée. Abdul Kader el-Senoussi et ses compagnons roulent à tombeau ouvert dans les avenues de Tripoli. Un canon sans recul soudé dans la caisse, pare-brise baissé, ils font hurler l'accélérateur le long de la rue Omar-el-Mokhtar entre les arcades blanches de la ville italienne aux trottoirs jonchés d'ordures. Ils déboulent sur la place Verte, en passe d'être rebaptisée place des Martyrs, où des groupes de combattants rebelles tirent en l'air comme des fous à la mitrailleuse lourde en faisant tinter les étuis sur la chaussée. Ils roulent sur les portraits déchirés de Kadhafi, et prennent, en faisant crisser les pneus, le boulevard du front de mer. Passent devant les chantiers à l'arrêt des hôtels de luxe de Seïf al-Islam Kadhafi.

Aux points de contrôle qui fouillent les voitures, les révolutionnaires les laissent passer en criant «Allaho Akbar». Kader et ses amis leur répondent par le s

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant