Dans son fief, Richard Ferrand ne fait plus l'unanimité

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Dans son fief, Richard Ferrand ne fait plus l'unanimité
Dans son fief, Richard Ferrand ne fait plus l'unanimité

Blottie dans un méandre de l'Aulne, surplombée par de hautes falaises de schiste, la cité castellinoise reste un fief fidèle à Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoires. Pourtant, la ville est tenue par Gaëlle Nicolas, une élue de droite (LR) candidate contre lui aux législatives dans cette 6e circonscription du Finistère.

 

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«Je l'aurais bien vu Premier ministre ! Il le méritait. Richard Ferrand a été le premier fidèle du nouveau président. Il a pris un risque avant tous les autres. On le lui fait payer. Je reste persuadée qu'il s'agit encore d'un faux procès. Aujourd'hui, c'est la mode de salir les gens. Je lui garde toute ma confiance», souffle Patricia, 53 ans, une ex-aide à domicile rencontrée dans une pâtisserie réputée pour ses macarons. «On mélange tout. On ne peut pas comparer cela à l'affaire Fillon. Mais ce n'est pas très encourageant pour les nouveaux électeurs comme moi», ajoute Julie, 20 ans, vendeuse de cette vénérable maison. Sur l'autre rive, sur le parvis de l'église Saint-Idunet, à la seule évocation du nom de Ferrand, Mathilde, 78 ans, est tranchante : «Ah non, pas celui-là... Encore un coquin !»

 

Traité de «traître» et de «clientéliste»

 

Mais c'est chez les socialistes que le ralliement de Ferrand à Macron a laissé des traces amères. Au bord de l'Aulne, journal en main, deux hommes pestent sur «le traître» qui a trahi «les compagnons du PS après avoir obtenu l'investiture», lâche Marc Allain, 60 ans. «Il a fait du clientélisme à l'italienne pour se faire des obligés. Aux Mutuelles de Bretagne, ils lui doivent tous un emploi», assure ce militant ironique. Mais le plus cruel, c'est Roger Mellouët, le solide maire (PS) de Pont-de-Buis, candidat malheureux à l'investiture socialiste sur la circonscription : «Ce qu'il a fait, ce n'est pas très moral. Il n'y a ...

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