Dans sa vie, un Américain rembourse en moyenne 240.000 euros d'intérêts

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Les résidents de Californie paient le plus d'intérêts au long de leur vie (314.000 euros), tandis que l'Iowa affiche le coût de la dette le plus faible (110.000 euros). Outre les emprunts hypotécaires, les consommateurs ont repris goût aux achats à crédit.

Un Américain rembourse en moyenne près de 280.000 dollars (240.000 euros) d'intérêts au long de sa vie, un montant qui varie fortement d'un État à un autre, selon une étude de Credit.com publiée par Marketwatch. En tête du classement, la Californie est l'État où le coût de la dette est le plus élevé, avec un remboursement moyen des ménages de 368.745 dollars (près de 314.000 euros), suivi de Hawaï (267.000 €) et du New Jersey (264.000 €).

À noter que ce sont les résidents de Washington DC - qui n'est cependant pas un État - qui paient le plus d'intérêts aux États-Unis, avec un remboursement moyen de 451.890 dollars (385.000 €), selon Credit.com qui a réalisé ses calculs sur la base d'un crédit hypothécaire sur 30 ans, d'un crédit moyen pour l'achat d'une voiture de 22.750 dollars - en partant du principe qu'un Américain souscrit à neuf emprunts de ce type au long de sa vie - et de l'accumulation sur 40 ans de crédits renouvelables (ou revolving) couplés aux cartes bancaires. Sans surprise, en sachant que le coût de la dette flambe en fonction de l'importance de l'emprunt hypothécaire, ce sont dans les États où le marché immobilier est le plus abordable que les ménages remboursent le moins d'intérêts au long de leur vie, à savoir l'Iowa (110.000 €), suivi du Nebraska, du Wisconsin et du Maine.

Fièvre acheteuse

À mesure que l'économie américaine se relève de la crise, les consommateurs américains reprennent aussi goût aux achats à crédit. L'encours des crédit revolving aux États-Unis - des crédits principalement accolés aux cartes bancaires - a encore grimpé de 2% en septembre (après une baisse de 0,3% en août et une augmentation de 7,4% en juillet), pour atteindre 881,7 milliards de dollars, d'après la Fed. Cet encours était descendu à un creux à 840 milliards de dollars en 2010.

Résultat de cette fièvre consumériste post-récession, de nombreux Américains vivent au dessus de leurs moyens. «Ne pas respecter l'une des règles de base de la finance personnelle - en dépensant plus que vous ne gagnez - a peu de chances d'avoir un résultat positif», prévient dans les colonnes de Marketwatch Gail Cunningham, porte-parole de la National Foundation for Credit Counseling, une organisation de conseil aux consommateurs.

En France, un ménage sur deux est endetté, selon la dernière édition de l'enquête sur les révenus et le patrimone de l'Insee qui porte sur 2012. Parmi ces ménages, 32% ont emprunté pour un achat immobilier, et 28% pour un motif de consommation (en tête desquels l'achat d'une voiture, de biens d'équipement ou pour d'autres besoins personnels). Un ménage sur dix cumule à la fois crédit immobilier et crédit à la consommation. La spirale du surendettement s'est également étendue ces dernières années dans l'Hexagone, avec 826.000 ménages concernés au troisième trimestre 2014, selon les derniers chiffres de la Banque de France. Un chiffre en hausse de 3,8 % sur douze mois et de 23,6 % par rapport à janvier 2011. Un dossier d'endettement cumule 9,1 dettes en moyenne, selon ce baromètre, et l'ardoise moyenne des familles surendettées frôle les 40.000 euros.

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