Dans quoi tu traînes, Davor Šuker ?

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Le 8 juillet 1998, Davor Šuker avait donné, le temps de quelques secondes, une grosse sueur froide à tous les Français. Dix-sept ans plus tard, sa Croatie a perdu en prestige, tandis que son statut de membre influent de l'UEFA est mis en danger.

Nous sommes en février 2011. Davor Šuker prend l'avion, comme bien souvent dans sa vie. On parle là d'un Milan-Londres avec la compagnie British Airways. Tout se passe normalement jusqu'au moment où l'ancien attaquant du Real Madrid s'apprête à décharger ses bagages dans un compartiment spécifique. Stupeur, il trouve quatre pièces de monnaie, remontant... à l'antiquité grecque. Au lieu de se rendre aux douanes et de remettre ces pièces de collection (qui seront plus tard estimées à 25 000 euros, ndlr), Šuker décide de les offrir à sa petite amie du moment. Mauvaise idée. Madame prend la décision de les revendre et, du coup, l'ancien buteur se fait choper par la patrouille des douanes. Il se voit obligé de se justifier devant les tribunaux de Munich et est finalement condamné à verser la somme de 8000 euros pour dommages et intérêts. Il pourrait ne s'agir que d'une anecdote dans la vie post-football du Croate. Mais cette histoire de monnaie est plus que ça. Elle symbolise, quelque part, les comportements douteux d'un joueur qui a toujours flirté avec la ligne du hors-jeu. Dans tous les sens du terme.

Trois frères, 200 matchs touchés


Deux ans avant l'affaire des pièces grecques, Šuker avait déjà été trempé dans une affaire louche. 2009, donc. Le VFL Bochum, pensionnaire de deuxième division allemande, se retrouve embarqué dans une affaire de matchs arrangés. À l'époque, Peter Limacher, spécialiste de la lutte contre les matchs truqués à l'UEFA, parle même du "plus gros scandale qu'il n'y ait jamais eu dans le football européen". À cet effet, le secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino requiert "les sanctions les plus sévères des juridictions compétentes, qu'elles soient judiciaires ou sportives, contre tout individu, club ou officiel qui serait impliqué dans ces méfaits". Les investigations amènent finalement les enquêteurs à se tourner vers une organisation frauduleuse conduite par trois frères croates, propriétaires d'un bar de paris sportifs situé en Allemagne, le Café King. Le 19 novembre 2009, Filip, Milan et Ante Sapina sont arrêtés par les autorités sur leur lieu de travail. Dans les jours qui suivent, les chiffres commencent à tomber : environ 200 matchs seraient touchés par une forme de corruption dans neuf pays différents.

L'enquête et les procès ont pris du temps, mais les sanctions ont fini par tomber. De fait, en avril 2014, Ante…




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