Dans quelle enveloppe loger vos fonds et vos sicav ?

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Avec la remontée des cours, les épargnants peuvent avoir envie de revenir en Bourse. Reste à savoir où abriter les investissements. Voici nos conseils pour choisir la meilleure enveloppe fiscale. Avec Le Particulier.

Les épargnants qui investissent en Bourse sont parfois plus intéressés par l'obtention de revenus récurrents que par la réalisation de plus-values. Ils doivent alors privilégier les actions de sociétés distribuant des dividendes importants, ou les obligations versant des intérêts plus élevés que ceux délivrés par les produits d'épargne classique (livret A, compte à terme...). Si tel est votre objectif, écartez d'emblée le PEA. Tout retrait avant 8 ans de détention entraîne automatiquement sa clôture.

L'assurance-vie offre plus de souplesse, mais peut vous pénaliser par sa fiscalité. Si vous effectuez un retrait durant les 4 premières années, les intérêts sont taxés au taux de 35 %, plus 13,5 % de prélèvements sociaux, en revanche, au-delà de 8 ans, elle offre un cadre fiscal plus attrayant (lire ci-après).

En outre, rares sont les contrats permettant d'investir directement en actions ou en obligations. Vous devez plutôt passer par des fonds spécialisés (les unités de compte). La meilleure solution reste alors le compte titres ordinaire. Les dividendes d'actions peuvent bénéficier du prélèvement forfaitaire libératoire de 21 %. Mais cette option n'est, en pratique, favorable que pour les contribuables imposés dans la plus haute tranche du barème de l'impôt sur le revenu (à 41 %) et percevant d'importants dividendes. Dans les autres cas, mieux vaut opter pour l'imposition au barème progressif. Les dividendes font l'objet d'un abattement proportionnel de 40 %, et d'un abattement fixe de 1 525 €, ou 3 050 € pour un couple. Ces derniers peuvent alors percevoir 5 083 € de dividendes sans impôt.

Dans cette hypothèse, privilégiez le PEA, qui offre une exonération d'impôt après 5 ans de détention, ou l'assurance-vie, les gains constatés dans un contrat de plus de 8 ans bénéficiant d'une taxation allégée de 7,5 %, après application d'un abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour une personne seule, ce montant étant doublé pour un couple.

Le choix entre ces deux enveloppes se fera plutôt en fonction de l'offre financière. Le PEA ne peut accueillir que des actions européennes, islandaises, norvégienne ou du Liechtenstein, ainsi que des sicav ou des fonds composés d'au moins 75 % d'actions de sociétés ayant leur siège dans l'un de ces pays. Pour l'assurance-vie, le choix des supports d'investissement varie suivant les contrats: de quelques unités de compte pour les contrats grand public, à plusieurs centaines pour les plus étendus.

3- Quel est le meilleur dispositif pour préparer ma succession?

C'est cette fois l'assurance-vie qui se montre la plus attractive. Non seulement vous pouvez choisir n'importe quel bénéficiaire, mais ces derniers pourront recevoir chacun jusqu'à 152 500 € sans impôt, pour les sommes investies avant 70 ans. Ni le PEA ni le compte titres ordinaire ne sont dotés de tels avantages. Les capitaux provenant de ces enveloppes seront intégrés dans le patrimoine du défunt et taxés aux droits de succession dans les conditions de droit commun.

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