« Dans quatre ans, le titre »

le , mis à jour à 06:17
0
« Dans quatre ans, le titre »
« Dans quatre ans, le titre »

Même âge, ou presque, même club, et même sang-froid au moment de viser juste. Alexis Raynaud et Jean Quiquampoix, licenciés à Antibes, ont des points communs. Depuis hier, les deux jeunes pousses du tir français en partagent un de plus : ils sont tous les deux médaillés olympiques. Quiquampoix, 20 ans, médaille d'argent la veille au pistolet (25 m vitesse), a vu son pote Alexis, 22 ans dans quelques jours, s'adjuger celle de bronze à la carabine (50 m, trois positions).

La gorge serrée, Raynaud est revenu sur cette proximité qui l'a inspiré en finale : « Jean m'a montré comment faire, et c'est peut-être ça aussi qui m'a fait décoller. Je n'étais pas forcément très bien parti et puis j'ai pensé à ce qu'il avait fait. » Le jeune homme, qui vit encore chez ses parents, n'a pas tremblé dans le money-time, illustrant l'assurance d'une jeunesse ambitieuse.

La Fédération mise sur la détection

« On a une grosse génération, poursuit Alexis Raynaud, et on se tire tous vers le haut. On pousse les vieux et on vient prendre la place », dit-il en riant, sans arrogance. Même si son entraîneur, Pascal Bessy, décrit « un tir mondial qui se rajeunit », les Français apprennent particulièrement vite. « C'est un choix de la fédération depuis cinq ou six ans, se félicite Gilles Muller, le directeur technique national. On a énormément investi sur la détection et, en fait, les fruits sont arrivés très, très rapidement. On s'est retrouvés avec la génération d'Alexis, qui a bousculé la hiérarchie. »

Une génération qui ne voyait pas l'intérêt d'attendre Tokyo 2020 pour briller. « Je n'étais pas là pour perdre cinq ans, explique Alexis Raynaud. J'ai fait des sacrifices, c'était pour avoir des récompenses. Et je travaille autant que les anciens. J'ai peut-être moins d'expérience, mais je suis peut-être plus fou, j'ai peut-être un peu plus d'ambitions. Aujourd'hui, je vais me contenter de la 3e place ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant