Dans Misrata bombardée, la ronde sans fin des ambulanciers

le
0
REPORTAGE - Dix-huit blessés sont morts dimanche dans l'hôpital de la ville assiégée par Kadhafi.

À Misrata, on tire sur les ambulances. Dans la ville assiégée, les kadhafistes embusqués dans les immeubles n'hésitent pas à faire des cartons sur les véhicules de secours. Hussein, ambulancier volontaire à l'hôpital al-Hikmah, la clinique privée devenue le centre des urgences de Misrata depuis la fermeture de l'hôpital central, a déjà eu deux des véhicules qu'il conduisait pris pour cible. L'un n'est plus qu'une épave. Lui s'en est sorti indemne. Flegmatique, cigarette au bec, il continue à sillonner la ville, et à récupérer des blessés dans les endroits les plus dangereux. Misrata, assiégée et pilonnée depuis deux mois par les kadhafistes, possède sa géographie propre, celle de la guerre.

Il y a des carrefours que l'on traverse le pied au plancher, la tête instinctivement rentrée dans les épaules, des esplanades mortelles que l'on contourne par des ruelles désertes, des boulevards qui servent de champ de tirs aux snipers, des quartiers où il ne vaut mieux

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant