Dans les quartiers vandalisés de Londres, l'incrédulité succède à la peur

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REPORTAGE - De Tottenham, où ont débuté les émeutes, à Brixton, dans le sud de la capitale, personne ne s'attendait à de telles violences.

De Londres.

À Tottenham, depuis les émeutes de samedi soir, les habitants n'osent plus sortir de chez eux le soir. Même Mehmet, un jeune garçon de 17 ans, qui habite dans le quartier depuis toujours et n'a jamais connu de problèmes, reste chez lui le soir venu. D'autres comme Mohammed, qui est d'origine somalienne, sont encore plus prudents. Il habite avec sa sœur dans une rue parallèle à High Road, là où ont débuté les émeutes de samedi soir. «On aurait dit la Somalie pendant la guerre civile, dit-il sérieusement. Les gens se croyaient tout permis.» Avec sa sœur, il ne s'aventure pas plus loin que la petite cour de leur maisonnette. Il ira faire des courses alimentaires quand le calme sera revenu. Les habitants de ce quartier pauvre du nord-est de Londres ne partagent pas tous les craintes de Mohammed. Il faut dire que les rues ont été sécurisées depuis les émeutes. High Road est interdite aux voitures et en partie aux piétons, presque tous les commerces sont fer

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