Dans les quartiers assiégés de Damas, ils témoignent

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Tandis que les combats font rage dans la capitale, le pain vient à manquer et la pénurie de gaz se fait de plus en plus cruellement sentir et les routes sont bloquées. La population inquiète se terre.

«Cela fait maintenant trois jours que les combats font rage à Damas. À longueur de journée, on entend les tirs de roquettes, d'obus, de mitrailleuse», raconte Karim. Il habite au centre de la capitale dans le quartier de Koussour et nous avons pu le contacter par téléphone. «Les jours précédents, on entendait aussi des tirs et des explosions, mais ils n'étaient pas aussi proches du centre et surtout pas aussi intenses. Et pour la première fois, les hélicoptères du régime survolent sans cesse la ville. On parvient à les entendre et, de temps à autre, à les voir.»

«Depuis nos balcons, on aperçoit des nuages de fumée noire, cette fumée âcre qui se dégage lorsque l'on brûle des pneus», ajoute la femme de Karim. Elle pense que l'ASL (l'Armée syrienne libre) brûle des pneus pour tenter de bloquer les rues et entraver la circulation des forces «assadistes». «On n'ose plus mettre le nez dehors. Mais il le faut pour s'approvisionner un peu. Alors le matin on se ha

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