Dans les Pouilles, un camp difficile à gérer 

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Évasions, tentative d'immolation, jets de pierre contre la police... Le gouvernement italien a «formellement» assuré que le camp installé à la hâte aux portes de Manduria pour recevoir les immigrés tunisiens de Lampedusa serait «réduit».

Paolo Tommasino a retrouvé le sourire. Le maire de Manduria (une ville de 32 000 habitants au c½ur des Pouilles) a retiré vendredi sa démission après avoir obtenu du gouvernement «des assurances formelles» que le camp installé à la hâte aux portes de la ville pour recevoir les immigrés tunisiens de Lampedusa sera «réduit».

«Les Pouilles ne pouvaient être la seule région d'Italie avec un camp de cette dimension», dit-il. Accusant au passage le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, de la Ligue du Nord, d'avoir oublié sa promesse de ne pas créer de mégastructure de transit : «Il a agi sans nous prévenir. Je n'ai été informé que la veille.»

Situation explosive

En visite à Lampedusa, Silvio Berlusconi avait promis le 30 mars d'évacuer l'île de ses 6.200 clandestins tunisiens. Devant la levée de boucliers des diverses régions d'Italie, à commencer par celles du Nord administrées par la Ligue du Nord, le parti raciste d'Umberto Bossi, le gouvern

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