Dans les entrailles des baby-foot Stella

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Dans les entrailles des baby-foot Stella
Dans les entrailles des baby-foot Stella

Elle fait partie des classiques des baby-foot français. Ce week-end, la marque Stella a ouvert les portes de son atelier. Visite guidée.

C'est un entrepôt anonyme, perdu dans une zone d'activité de Tourcoing, dans la métropole lilloise. Un panonceau annonçant des portes ouvertes, quelques voitures garées sous la pluie. La porte franchie, l'ambiance se réchauffe de plusieurs degrés : une dizaine de baby-foot sont éparpillés, des adultes à l'esprit gamin discutent autour d'un gobelet de rouge ou, surtout, en taquinant les barres. Ici, point de demi, de gamelle ou de galinette cendrée. Les curieux sont avant tout des amis du nouveau patron de la marque, invités à redécouvrir les joies d'un jeu de café qui aspire à réinvestir l'espace familial. Nicolas Chantry accueille chaleureusement chaque arrivant, reprenant avec pédagogie les origines et spécificités des baby-foot Stella. Une histoire teintée de deux couleurs, le rouge et le jaune, et qui fait résonner le bruit caractéristique de la balle tapant le fond du but.

Stella – 62 Oye-Plage – Tel (16-28) 23– 29

Si la marque est identifiée au Nord, Stella n'est née ni dans l'Artois ni aux abords de la plage du même nom, au sud de Boulogne-sur-Mer. Mais bien à Paris, au 4 rue Scipion, une adresse qui peut encore se lire sur les cendriers des premiers modèles, les Stella Champion produits à partir de 1928. Quant au nom, il s'agirait tout simplement de celui de la fille du fondateur, Auguste Sarrault. Caisse rectangulaire, pieds droits sur sabots, la table de foot d'origine présente un look définitivement hors du temps. Mais la forme restée mythique est celle de sa petite sœur, remplaçant l'aînée en 1959. C'est elle qui envahit cafés et espaces communs, avec sa caisse en forme de coque de bateau montée sur pieds rouges inclinés. Rachetée en 1971 et installée à Oye-Plage, entre Dunkerque et Calais, la marque devient la préférée des joueurs du dimanche – les incontournables Bonzini tirant plutôt vers l'excellence de la compétition – qui peuvent désormais tenter de rentrer des " cendars " entre les inscriptions " Stella – 62 Oye-Plage " accompagnées d'un numéro de téléphone à quatre plus six chiffres. Un attachement toujours d'actualité malgré le déménagement à Tourcoing en 1995.

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