Dans les coulisses de Baï konour

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Dans les coulisses de Baï konour
Dans les coulisses de Baï konour

La neige est tombée sur les steppes déjà glacées du Kazakhstan. Mais à la veille du vol de la fusée Soyouz, qui doit décoller ce soir à 21 h 20* avec à son bord le Français Thomas Pesquet, l'Américaine Peggy Whitson et le Russe Oleg Novitsky, ce ne sont pas quelques flocons qui pourraient enrayer la formidable machine qu'est le cosmodrome de Baïkonour.

 

Sur cette base immense de 6 700 km2, que la Russie loue au Kazakhstan 107 M€ par an, flottent encore les fantômes de Spoutnik, parti d'ici en 1957, ou de Iouri Gagarine, quatre ans plus tard. Une maquette grandeur nature du satellite trône dans le musée de l'Espace, situé à quelques encablures du pas de tir où patiente la Soyouz-FG qui partira ce soir. Il est riche, mais pratiquement vide tout au long de l'année. « Des touristes ? En dehors des périodes de tir ? Non. Ah si, des Russes quelquefois », trouve après réflexion Gallina, l'une des guides. Elle n'est que trop heureuse de nous montrer, juste à côté, la maison de Gagarine, un pavillon modeste où Iouri passa la nuit avant de monter dans sa fusée. Une chambre avec un lit spartiate, une salle de bains minuscule...

 

Les fantômes ont de l'espace pour s'égailler à Baïkonour. Comme toute base spatiale qui se respecte, elle est surtout constituée de vide. De grands bâtiments, des ateliers, des hangars, des immeubles de bureaux, certains toujours en activité, d'autres en ruine, ou rouillés, aux vitres cassées. Entre eux, un espace suffisant pour qu'un incendie ou une explosion ne se propage pas. Le tout traversé par des rails, dont une voie qui achemine la fusée jusqu'à son pas de tir. Un événement ritualisé qui, pour ce lancement, s'est déroulé lundi.

 

A 7 heures, il faisait nuit noire et gelait à pierre fendre lorsque les portes du hangar se sont ouvertes. Le convoi de 153 t, avec la fusée couchée, s'est ensuite doucement ébranlé, parcourant les 6 km le séparant de l'aire de lancement. ...

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