Dans les Alpes du Sud, des radars de montagne pour prévenir les désastres pluviométriques

le
0
Dans les Alpes du Sud, des radars de montagne pour prévenir les désastres pluviométriques
Dans les Alpes du Sud, des radars de montagne pour prévenir les désastres pluviométriques

Perchés sur les sommets, ils décortiquent en temps réel les précipitations qui s'abattent sur les versants et alertent en cas de danger: des radars hydrométéorologiques nouvelle génération permettent d'anticiper les dégâts potentiels des pluies torrentielles en montagne.Plus compacts et dotés d'une portée d'onde raccourcie pour épouser les profils accidentés, ces outils faciles à installer sur les reliefs escarpés sont testés depuis 2010 en trois points culminants de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.Leur système de calcul se base sur l'analyse instantanée du cumul des précipitations en un lieu ou une zone. Il offre la possibilité aux acteurs de la montagne de disposer d'un faisceau de données éclairant sur l'imminence de phénomènes naturels liés à la pluie: mouvements de terrains, crues soudaines ou encore "laves torrentielles" (l'écoulement violent d'un mélange d'eau, de boues et de rochers)."C'est un outil d'anticipation en tête d'une chaîne de décision. Il va qualifier la +gravité+ de la pluie, à savoir son abondance sur un point donné, et prévenir les risques", précise Frédéric Atger, pilote du projet "Rhytmmes" - Risques hydrométéorologiques en territoires de montagne et méditerranéens - chez Météo France.Exposée à ces aléas climatiques, la zone isolée de Vars, dans les Alpes du sud, où a été installé, à 2.500 mètre d'altitude, le dernier des trois radars, manquait jusqu'alors de chiffres pluviométriques fiables en raison de l'incapacité du réseau de radars de plaine - au nombre de 29 en France - à dompter la complexité du relief montagnard."Le réseau de pluviomètres est dense, mais pas en Rhône-Alpes, où la distance entre deux éléments est parfois étendue à cause des massifs alpins", ajoute Frédéric Atger, protagoniste de ce projet engagé en 2008.- Une cartographie des zones à risque - Concrètement, le radar émet des ondes se déplaçant à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant