Dans le secret de la chambre d'appel

le , mis à jour à 07:00
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Dans le secret de la chambre d'appel
Dans le secret de la chambre d'appel

C'est l'un des endroits les plus fermés d'un bassin. Un lieu qui se résume à quelques chaises en plastique et des bouteilles d'eau, auquel même les entraîneurs n'ont plus accès. La chambre d'appel, où les nageurs doivent patienter avant de se présenter sur les plots, draine son lot de mythes et de mystères. Ici, la course a déjà commencé.

 

La nuit prochaine, en finale du 50 m NL où Florent Manaudou doit défendre son titre (il devait passer la nuit dernière le cap des demies), dans ce concert de pectoraux et de tatouages, certains perdront peut-être un peu de leurs moyens pendant ce laps de temps court et interminable à la fois. « Je pense qu'il y a encore plus d'intox sur le 50 m que sur le 100 m car c'est vraiment un truc de bourrin », sourit Alain Bernard, champion olympique qui a longtemps pratiqué les deux.

 

« En fait, il y a trois chambres d'appel, explique le Marseillais William Meynard, médaillé d'argent avec le relais 4 x 100 m. La série, c'est le plus dur. Il faut se créer sa bulle. Il y a du monde qui se pousse, qui se jette de l'eau, qui crie... En demie, c'est plus calme. Tu es plus concentré sur toi-même. Pour la finale, tu as déjà fait le plus dur. C'est la partie la plus amusante des trois. Tu vois les gens qui ont peur, qui sont déterminés, qui font semblant. C'est agréable. Tu choisis ton personnage. Après, si tu es bon ou mauvais, tu le sais déjà avant d'entrer... »

 

Bernard ou Meynard ne se souviennent pas d'avoir perdu une course en chambre d'appel. Mais ont parfois eu l'impression d'y pénétrer avec un sentiment d'invulnérabilité. « Moi, c'était en finale des Euros 2008 à Eindhoven (NDLR : or et record du monde en 47''50), souffle Bernard. Je venais déjà de battre le record du monde la veille (47''60). Et là, tu te sens serein, décontracté, tu parles, tu rigoles. Ce sont des moments assez jouissifs dont il faut profiter. »

 

Meynard regrette cependant que ce ...

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