DANS LE RETRO. Le combat de Mère Teresa à Calcutta

le , mis à jour le
0

Jean-Paul II lui vouait une admiration sans limite. A bout de force, il l'avait béatifiée en 2003, devant 300 000 pèlerins. Mère Teresa, la «sainte vivante», sera ce dimanche canonisée par le pape François. Au delà de la validation de ses miracles - nécessaire pour accéder à la sainteté - la religieuse est célébrée pour l'ensemble de sa vie pieuse, vouée aux pauvres et aux mourants. En Inde notamment, où elle a oeuvré auprès des déshérités de Calcutta. Son plus grand combat, que «le Parisien» relate depuis les années 1970.

 

«Laissez-moi mourir comme ceux que je sers.» C'est ce que n'a cessé de répéter Mère Teresa dans son agonie, de 1996 à sa mort le 5 septembre 1997. A 86 ans, la fondatrice des Filles de la Charité estimait, selon son cardiologue, qu'il n'y avait pas de raison de bénéficier d'un traitement auquel les pauvres qu'elle bénissait ne pouvait avoir accès. En novembre 1996, la photo de son visage fatigué, sous assistance respiratoire, émeut le monde entier.

 

 

Jusqu'alors, dans la cité indienne de Calcutta, la silhouette revêtue d'un sari blanc immaculé, orné d'un liseré bleu, était familière à tous. Mère Teresa est celle qui a osé ouvrir une école dans le «slum», le bidonville. D'abord prise pour une «folle» par le clergé catholique local, c'est avec sa détermination qu'elle a gagné sa place dans la cité. Lors de son décès, notre portrait rappelle les principes qu'elle n'a cessé de transmettre à ses soeurs : «Courrez vers la misère à bras ouverts ; donnez jusqu'à ce que cela fasse mal.»

 

 

 

 

Avant sa première attaque cardiaque, en 1989, rien ne semblait pouvoir arrêter l'infatiguable Mère Teresa. Ni les milliers de lépreux, les pieds rongés par les rats, qu'elle commença à prendre en charge quotidiennement à partir de la fin des années 60. Ni même les escrocs qui, au milieu des années 1980, dédétournèrent des dons ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant