DANS LE RETRO. Il y a 80 ans, les JO de Berlin débutaient dans l'Allemagne nazie

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Berlin, 1er août 1936. C’est le grand jour pour la capitale allemande. Les XIe Jeux olympiques peuvent commencer. Cinq ans plus tôt, ils ont été attribués à la République de Weimar. Sauf qu'entre-temps, l’Allemagne a changé de visage. Depuis 1933, le régime nazi s’est implanté dans tous les rouages de l’Etat. Et c’est sous le regard d’Adolf Hitler que les 3 967 athlètes issus de 49 pays défilent dans le stade olympique.

 

 

Pour protester contre la politique antisémite et xénophobe du régime nazi, plusieurs partis et organisations politiques ont appelé à boycotter l’événement. Sans être entendus. Quinze jours plus tôt, des «contre-jeux», appelés «Olympiades populaires», soutenus par les partis socialistes et communistes, devaient avoir lieu à Barcelone.  Mais le soulèvement franquiste contre la République espagnole a conduit les organisateurs à tout annuler à la dernière minute…

 

En cet été 1936, c'est le visage d'une Europe déchirée qui s'affiche en Une du «Petit Parisien». Les bombardements de la Guerre d’Espagne se partagent les colonnes avec le lancement des JO.

 

 

 

 

«La capitale du Reich est ensevelie sous la cotonnade des oriflammes; les croix gammées sont devenues une obsession», constate le quotidien. Face à un public «paisible», les athlètes français signent des performances médiocres. Le spectacle est assuré par les Américains, qui rivalisent avec les Allemands dans la plupart des 19 sports. 

 

 

La sensation Jessie Owens

 

Du côté sportif, le sprinteur noir Jessie Owens fait sensation sur 100 mètres, qu’il remporte en 10” 30.  Il engrangera quatre médailles d'or, portant à 13 le nombre de premières places décrochées par des Afro-américains à Berlin. Dans une Allemagne dirigée par des théoriciens de la «suprématie de la race aryenne», ces médailles d’or ont un parfum de ...

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