DANS LE RETRO. Il y a 20 ans, l'expulsion des sans-papiers de l'église Saint-Bernard

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Des coups de hache, des CRS qui piétinent des militants pour se frayer un chemin et la porte d'un lieu de culte qui vole en éclats, le tout devant les caméras des journaux télévisés. Vingt ans après, c'est l'image choc qui reste gravée dans les mémoires de l'expulsion des sans-papiers de l'église Saint-Bernard (Paris XVIIIe). Le 23 août 1996, les Français assistent médusés à l'évacuation par les forces de l'ordre des 300 Africains qui occupent depuis près de deux mois l'édifice situé dans le quartier de la Goutte-d'Or. Dans les rues de Paris, des milliers de personnes manifestent pour soutenir les expulsés, dont certains sont épuisés par une grève de la faim. Retour sur cet événement marquant qui trouve encore écho aujourd'hui dans les débats sur l'immigration.

 

VIDEO. Expulsion musclée des sans-papiers de Saint-Bernard

 

Tout commence en mars 1996, lorsque 300 Africains sans-papiers investissement l'église Saint Ambroise à Paris (XIe). Le 22 mars, les forces de l'ordre interviennent, sans réelle brutalité selon un responsable de la Ligue des Droits de l'Homme dans nos pages. Mais quarante-trois personnes sont placées en garde à vue, dix-huit sont frappées d'un arrêté de reconduite à la frontière. C'est  alors le nouveau combat de l'abbé Pierre, qui rejoint les expulsés devant la mairie du XIe. Il obtient de Jean Tiberi, maire de Paris, l'autorisation d'occuper temporairement un gymnase. Mais le maire du XIe fait blocage. En attendant, les sans-papiers arrivent à investir un autre gymnase, rue Japy. Ce dernier est évacué le 24 mars et 7 expulsés sont renvoyés au Mali par charter. S'en suit une interminable errance entre la Cartoucherie de Vincennes et la rue Pajol du XVIIIe arrondissement. A partir du 28 juin, ces hommes, femmes et enfants originaires du Mali, du Sénégal et de Mauritanie occupent l'église Saint-Bernard. Certains entament une grève de la faim.

 

 

Le gouvernement ...

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