DANS LE RETRO. 70 ans du procès de Nuremberg : «Justice, non vengeance»

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DANS LE RETRO. 70 ans du procès de Nuremberg : «Justice, non vengeance»
DANS LE RETRO. 70 ans du procès de Nuremberg : «Justice, non vengeance»

Le 1er octobre 1946 s'achève à Nuremberg (Allemagne) une longue année de procès des principaux responsables du Troisième Reich, accusés de complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Alors que le monde entier est à l'écoute de ce verdict - première mise en œuvre d'une juridiction pénale internationale - «Le Parisien» est présent dans la salle d'audience. En plus de l'envoyé spécial Jean-Jacques Brissac, l'un des fondateurs du journal fait partie des dignitaires français venus suivre de près les deux jours de lecture du jugement : Maxime Blocq-Mascar. L'ancien résistant et dirigeant de l'Organisation civile et militaire (OCM) prend sa plume pour décrypter un verdict qui fait immédiatement polémique. Retour sur le récit et le contexte tendu de deux jours interminables.

 

Combien seront condamnés à mort ?

 

Le premier, le 30 septembre 1946, est entièrement consacré au rappel des faits. Le caractère international de la Cour se constate par les diverses tenues des juges. Les magistrats russes sont en uniformes, les Français en toges et les Anglos-saxons en vestons. Les inculpés bavardent parfois et Rudolf Hess, confident d'Adolphe Hitler, semble totalement se désintéresser de ce qui l'entoure. Certains observateurs s'agacent mais, bientôt, les inculpés seront fixés. Le monde entier se demande quel sera le pourcentage de condamnés à mort et, relate notre journaliste, s'il y aura des chefs nazis plus ou moins absous. D'autant que de nombreuses critiques ont été formulées depuis l'ouverture du procès en novembre 1945, notamment sur le matériel servant à l'accusation : beaucoup de documents écrits et trop peu de témoins appelés à la barre.

 

 

A l'extérieur aussi, l'ambiance est tendue. Les entrées du tribunal sont bien gardées et le temps paraît suspendu par l'attente du jugement. «J'ai à côté de moi l'un des 35 journalistes allemands autorisés à ...

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  • frk987 il y a 2 mois

    Justice, je veux bien, mais l'horrible Albert Speer s'en est vraiment bien sorti. Comme tous les seconds couteaux du régime, quand je vois aujourd'hui des procès contre des vieillards de 94 ans, je me demande si notre société ne marche pas sur la tête, c'était dans les années 50 au pire dans les années 60 qu'il fallait agir. Aujourd'hui c'est RIDICULE.