Dans le renoncement, Hollande est resté "le maître des horloges"

le , mis à jour à 09:01
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Capture d'écran du discours de François Holande, à l'Elysée le 1er décembre 2016 ( AFP / STAFF )
Capture d'écran du discours de François Holande, à l'Elysée le 1er décembre 2016 ( AFP / STAFF )

"Je suis le maître des horloges", confiait récemment François Hollande. De fait, jusqu'au bout de son renoncement, jeudi soir, le chef de l'Etat aura ménagé son effet, avec un coup de tonnerre au terme d'une journée élyséenne on ne peut plus normale...

Il avait promis de donner sa décision sur la présidentielle début décembre. Il a tenu parole... le 1er au soir, à la veille d'un déplacement aux Emirats arabes unis.

L'agenda de la journée était des plus légers, avec d'abord une cérémonie de remise de décorations aux médaillés olympiques et paralympiques des Jeux de Rio.

Pas un mot sur sa propre compétition à venir. Tout juste peut-être une allusion à sa propre solitude et à la désunion de la gauche: "Chaque réussite est d'abord individuelle (...) Mais pour être un grand champion, il faut être entouré, entraîné, soutenu, accompagné, aimé", lance-t-il aux Teddy Riner, Christophe Lemaître et autres Estelle Mossely.

Popularité de François Hollande
Popularité de François Hollande ( AFP / Paz PIZARRO, Thomas SAINT-CRICQ )

A-t-il vu les deux sondages du jour qui, ô miracle, le donnent en légère hausse ? A-t-il lu la dépêche où sa ministre écologiste du Logement, Emmanuelle Cosse, l'enjoint de "se présenter" ? A-t-il eu vent des propos de cet autre ministre qui lâche à la mi-journée: "Bien sûr qu'il ira ! C'est un secret de Polichinelle qui nous transforme en pantins" ? A-t-il entendu les doutes de Jean-Louis Borloo qui, de passage pour une séance photo à l'AFP, confie son impression que "François Hollande n'a pas envie d'y aller" ?

Le président de la République française le 1er décembre 2016 à Paris
Le président de la République française le 1er décembre 2016 à Paris ( POOL/AFP / Lionel BONAVENTURE )

Dans l'après-midi, il rend hommage, dans un communiqué, au sculpteur sénégalais Ousmane Sow, décédé un peu plus tôt, saluant en lui "un immense artiste" et "un ami de la France".

A 18H00, soit deux petites heures avant son allocution, Hollande préside à l'Elysée, comme si de rien n'était, une remise de décorations, où il récompense notamment le photographe Raymond Depardon... celui-là même qui a réalisé son portrait officiel en juin 2012.

- 'Dix jours qui ébranlèrent le monde' -

Voilà pour l'agenda officiel. Toujours rien à l'horizon. Les médias ont le regard braqué vers Hollande mais tous se résolvent à penser que désormais, il faudra attendre dimanche après-midi au minimum pour voir la fumée blanche quand, à 19H00, tombe la nouvelle, totalement inattendue: "Le président parlera en direct à 20H00. Je ne peux rien dire de plus", annonce son responsable de la communication, Gaspard Gantzer.

Tout au long de la journée, apprendra-t-on dans la soirée, Hollande a travaillé sur son texte. "Ca fait longtemps qu'il réfléchissait à ce sujet, c'est un texte extrêmement personnel dont il a été le seul concepteur et rédacteur", raconte son entourage.

Le président prévient certains de ses collaborateurs -l'un d'eux, Bernard Poignant, assure l'avoir appris en direct à la télévision-, il s'entretient avec des responsables politiques, dont Manuel Valls en fin de journée.

Mais, même dans son allocution, il ménage le suspense et attend la toute fin pour lâcher: "j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle".

Après ce "moment historique exceptionnel", il retourne dans son bureau voir ses collaborateurs. "Certains essuient des larmes mais ce qui l'emporte, c'est l'admiration pour le courage de sa décision, inédite en politique", raconte un proche.

A gauche, le choc est rude, comme lors des adieux de Lionel Jospin au soir du 21 avril 2002, qu'Hollande a vécus aux premières loges... "Sarkozy au premier tour de sa primaire, Hollande ce soir... On a vraiment vécu +Dix jours qui ébranlèrent le monde+", résume un cacique du PS.

"C'est un séisme pour la gauche... Mais lui, il va prendre 20 points de popularité dans la semaine", prophétise un autre.

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  • M4098497 il y a 4 jours

    Il est libre maintenant ! Il va pouvoir faire évacuer Notre Dame des Landes. On va voir s'il est capable de prendre une décision courageuse. Une vrai décision

  • M4098497 il y a 4 jours

    A sa montre, il en aura suspendu des breloques ( Cahuzac et consorts)

  • M4098497 il y a 4 jours

    Il se prend pour le Grand Horloger ! de son univers à présent minuscule

  • naturo il y a 4 jours

    courage ah ah ah eclair de lucidite plutot

  • M7361806 il y a 4 jours

    Nous lui devons la création de 500.000 nouveaux postes de chomeurs en 4 ans !

  • oglefort il y a 4 jours

    maître des horloges et des commémorations à la pelle.....

  • JPANTO il y a 4 jours

    De ses cinq années de présidence, nous retiendrons ....... le mariage pour tous et la longue attente de son départ.

  • serge537 il y a 4 jours

    un poliquard vereux

  • serge537 il y a 4 jours

    vu ses mensonges il faut le mettre en prison pour l exemple

  • janaliz il y a 4 jours

    1935 que certains ici ont connu... A lire ce que je lis je comprends mieux pourquoi l'histoire nous a gratifié d'un pitre pareil...