Dans le pétrole, les salaires ne connaissent pas la crise

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Le cabinet Hays vient de publier son étude mondiale sur les rémunérations dans le secteur «oil & gas». Elle livre plusieurs enseignements intéressants, à commencer par des salaires attractifs qui constituent une motivation essentielle pour l'ensemble des profils.

Toujours très attendue, l'étude mondiale du cabinet Hays sur «la rémunération des professionnels du secteur Oil & Gas» vient d'être publiée. Réalisée sur plus de 45.000 professionnels à travers 25 disciplines dans 188 pays, ses travaux ont réalisé un focus tout particulier sur la France, où 93% des professionnels interrgoés affirment que le salaire est le facteur principal lorsqu'ils envisagent de changer de poste. «À cela s'ajoute la réputation de l'entreprise, considérée comme déterminante par 90% des candidats dans leur processus de décision pour évaluer leurs opportunités de carrière.»

Hays relève ensuite que pour séduire les meilleurs profils, 82% des employeurs français ont ressenti un besoin d'améliorer les offres proposées à leurs employés en 2014, incluant des formations, des programmes de développement professionnel, des indemnités et des récompenses.» Dans l'Hexagone, les principaux avantages du secteur recensés sont les bonus (alloués à 40% des salariés), les régimes d'assurance-maladie (27%), les régimes de retraites (26%), les voitures de fonction, la prise en charge des transports ou du carburant (24%), enfin les formations professionnelles (21%).

À l'échelle mondiale, Hays souligne que les salaires dans le secteur des hydrocarbures ont augmenté de 1,3% par rapport à 2013 et que la main d'œuvre reste particulièrement mobile, avec 39% des sondés travaillant à l'étranger, et 91% des interrogés ouverts à un déplacement international pour leur prochain poste.

Budgets resserrés pour les supervisions d'opérations de maintenance

Consultant Oil & Gas chez Hays, Karim Ben Khalifa, met en exergue quelques-uns des métiers du secteur, leur rémunération et leur évolution. Ainsi le superviseur maintenance qui a pour mission cruciale d'organiser le travail de maintenance sur site, sur une installation sur terre ou sur une plateforme en mer: «Cette pièce maîtresse dans la phase d'exploitation touche entre 500 et 650 dollars par jour. Des allocations de risque ou d'éloignement peuvent être envisagées en fonction du pays de destination et elles varient de 35 à 70 euros par jour.» Le consultant de Hays note que depuis la chute du prix du baril de pétrole, les budgets ont été resserrés pour ce type de fonctions, avec des salaires qui se contractent et des rotations moins longues.

Autre métier important, le manager de projet, celui qui pilote le planning d'exécution et de réalisation d'un projet: «Il est le chef d'orchestre qui met les ressources humaines et matérielles à disposition de chaque chantier, souligne Karim Ben Khalifa, son salaire oscille entre 55.000 et 85.000 euros par an. Il ne souffre pas beaucoup de l'impact de la chute du prix du baril.»

Enfin, le consultant géologue, dont les principales fonctions sont le recueil des données géologiques et pétrolières, leur analyse et l'élaboration de modèles géologiques. «Il est souvent sollicité par des entreprises spécialisées dans la commercialisation de données géologiques ou au sein de compagnies pétrolières afin de superviser des missions», précise Karim Ben Khalifa. Le salaire oscille entre 80.000 et 160.000 euros par an, «un écart qui s'explique par la nature de l'activité et son lieu d'exercice, parfois dans des pays à fort risque.»

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