Dans le Nord, l'état d'urgence chamboule tout

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Les parents d'élèves ne comprennent pas pourquoi les autorités annulent les kermesses de fin d'année.
Les parents d'élèves ne comprennent pas pourquoi les autorités annulent les kermesses de fin d'année.

« Je trouve cela complètement aberrant », se plaint au micro de France Info Céline Dufrene, déléguée des parents d'élèves à l'école Jacques Brel de Roncq. « Ce n'est pas normal que l'on annule une fête des écoles à cause du plan Vigipirate », ajoute-t-elle. Depuis plusieurs semaines, des communes du nord de la France ont en effet décidé, pour des raisons de sécurité, que ces grandes fêtes populaires pour les enfants n'auront pas lieu. Un choix qui ne satisfait pas tout le monde.

« Les kermesses représentent le symbole de rassemblement de notre école publique, laïque et républicaine », s'agaçait fin avril dans Nord Éclair la secrétaire du PCF de Wasquehal. Il n'est pas « raisonnable de maintenir les citoyens et les futurs citoyens dans un état de peur permanente », précisait le parti d'extrême gauche. À Tourcoing ou Maubeuge, la punition est la même, contexte terroriste oblige. La demande des habitants de faire intervenir la police municipale pendant l'événement a été rejetée par la commune.

En désespoir de cause, plusieurs parents d'élèves ont également proposé, sans convaincre le maire, de faire eux-mêmes la sécurité et de filtrer les personnes à l'entrée. Il en va de la crédibilité des associations qui récoltent les fonds pour la kermesse, ont-ils argué. « Les gens ne vont plus participer. Ils vont se demander où part l'argent », s'emporte Céline Dufrene au micro de...

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