"Dans le foot, on brûle vite ce qu'on a aimé"

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"Dans le foot, on brûle vite ce qu'on a aimé"
"Dans le foot, on brûle vite ce qu'on a aimé"

Il y a la face A. Celle qui raconte un homme brut, grande gueule et colérique éternel. Il y a un peu plus d'un mois, Pascal Dupraz débarquait sur le banc de Toulouse avec un objectif : relever la voiture Téfécé et la conduire au bout d'une longue route devant mener au maintien du club en Ligue 1. Depuis, le Haut-Savoyard n'a perdu qu'une rencontre et a rattrapé le haut de la zone rouge. Et si finalement il n'était qu'un sentimental ? Une-deux sur le divan.

Vous êtes avant tout l'homme d'un club, l'ETG. Avez-vous eu peur, à un moment, de ne pas réussir à vous exporter ? Je suis très amoureux de mon pays d'origine, de mes montagnes, mais je n'ai pas eu de craintes à m'exporter. Ni en matière de compétences, ni en matière d'intégration.

Mais vous n'avez jamais ressenti une forme de frilosité de la part des présidents de clubs français à vous engager ? En fait, j'aurais pu travailler très vite mais j'ai décidé de ne pas le faire. Tout simplement parce qu'il me semblait que les challenges proposés ne me correspondaient pas. Après, la frilosité des présidents est peut-être due au fait qu'on m'avait enfermé dans des cases, ce qu'on fait encore aujourd'hui. On parle de moi comme d'un garçon qui est uniquement une grande gueule, meneur d'hommes mais je suis aussi un bon technicien. Mais bon, c'est vrai que, par moments, il m'est arrivé de m'exprimer et certains se sont peut-être effrayés. Je pense que pour être un bon entraîneur, il faut avoir de la personnalité. Là-dessus, je suis sûrement un peu plus visible par rapport à d'autres.

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Ces cases, c'est quelque chose qui vous dérange ? Ce qui compte pour moi, c'est ce que je ressens, ce n'est pas tant ce que les autres pensent de moi. Même si c'est certain que si je veux m'exprimer dans ce métier-là, j'ai besoin des autres. Que voulez-vous que j'y fasse ? Si on m'enferme dans des cases et bien, qu'on m'enferme. Ce que je sais, définitivement, c'est que je suis libre comme tout un chacun.

Justement, vous évoquez la notion de liberté. Il y a quelques années, vous aviez expliqué qu'une fois l'aventure avec Évian Thonon terminée, vous seriez prêt à retourner dans la vie active. Je pensais sincèrement, très honnêtement, que je déciderai de mon arrêt dans ce club-là parce que j'y ai tout fait. Je pensais aussi que je choisirais mon successeur. Mais malheureusement, ça ne s'est pas passé comme je le voulais. C'est de l'histoire ancienne, c'est comme ça. L'avenir démontrera qui était…







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