"Dans le foot amateur, tu peux rapidement te faire chier quand tu es gardien"

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"Dans le foot amateur, tu peux rapidement te faire chier quand tu es gardien"
"Dans le foot amateur, tu peux rapidement te faire chier quand tu es gardien"

Des buts de la Beaujoire au bureau de gérant du Monsieur Store de Quimper, le parcours de Vincent Briant est loin d'être linéaire. Doublure de Barthez à Nantes, puis de Costil à Sedan, il quitte le monde pro à 25 ans pour vendre des portails et présider un petit club de DH. Interview "zéro regret" avec un mec de 30 ans à l'aise dans ses baskets.

Tu as arrêté le foot professionnel à 25 ans après des expériences compliquées au FC Nantes et à Sedan. Par manque d'offres ou tout simplement par manque d'envie ? Principalement par manque d'offres. Après Sedan, j'ai essayé de rebondir, mais la grande majorité des offres venait de clubs amateurs. Après plusieurs mois d'attente, Vannes et Laval m'ont appelé pour me proposer de venir chez eux, mais j'avais déjà pris la décision d'arrêter le foot et de m'engager dans une autre voie.

Quand on te demande pourquoi tu n'as pas percé chez les pros, tu réponds souvent "ne pas avoir fait les bons arrêts au bon moment". Tu fais référence à des matchs en particulier ? Au final, je n'ai pas joué tant de matchs que ça, donc sur le peu de temps de jeu que j'ai eu, il y a effectivement des rencontres où je n'ai pas fait les bons arrêts au bon moment. Un arrêt qui fait qu'on se souvient de toi, quoi. Je pense notamment à un match contre Saint-Étienne avec Nantes à la Beaujoire, où ils égalisent à quelques secondes de la fin du match (2-2, lors de la saison 2006/2007, ndlr). On mène 2-1, et Sainté obtient un corner dans le temps additionnel. Jeannot monte dans la surface, touche deux fois le ballon, il y a un cafouillage, et finalement, ils marquent. La balle passe à deux centimètres de mon pied. Si je fais cet arrêt, on gagne et on reste dans la course au maintien.

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Est-ce que tu as eu des regrets sur la fin de cette expérience dans le foot ? Non, honnêtement aucun, car c'était un choix à faire, et je l'ai fait. J'aurais pu partir en CFA, essayer de forcer la chance, mais j'avais des obligations par rapport à ma vie de famille et je ne pouvais pas faire n'importe quoi. En CFA, les contrats ne sont que d'une durée d'un an, et il n'y a aucune garantie de prolongation. Je ne pouvais pas bourlinguer dans toute la France et je voulais me poser. Au final, je suis très heureux dans ma vie aujourd'hui, en Bretagne, avec ma femme et mes filles.

En 2012, peu de temps après la fin de ta carrière, tu reprends un magasin de stores à Quimper. Tu peux nous raconter ? Je cherchais un domaine…







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