Dans le Finistère, ruée sur les terrains à un euro le mètre carré

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Pour sauver son école et attirer des familles, la commune de Berrien a décidé de mettre en vente des terrains à 1 euros le mètre carré. Plusieurs centaines de demandes ont déjà été enregistrées. Un franc succès.

La cause était noble, et le public a été réceptif. Il y a quelques jours, la commune de Berrien (dans le Finistère) a décidé de lutter à sa manière contre la fermeture de son école à la rentrée prochaine, victime de la nouvelle carte scolaire. Son plan: attirer et ramener des familles en bradant une dizaine de terrains communaux! Mise à prix: un euro le mètre carré, contre 9,50 euros initialement. C’est à la fin du mois de mai dernier que le conseil municipal s’est tourné vers un lotissement de la commune composé de dix lots de 800 mètres carrés chacun, qui étaient en vente depuis un an.

Le succès ne s’est pas fait attendre: en à peine une semaine, la mairie de Berrien a déjà reçu près de 200 demandes pour ces dix lots. Les coups de téléphones proviennent de la France entière, et dépassent même nos frontières. Philipins, marocains, américains... ainsi que les DOM et les TOM! Évidemment, parmi tous les coups de fils, certains sont assez alambiqués. «Nous avons affaire à des gens qui veulent seulement spéculer, d’autres qui nous disent qu’ils viendront à condition qu’on leur trouve un travail ou certains qui souhaitent plutôt bâtir une résidence secondaire», indique au Télégramme le maire de la commune, Paul Quéméner.

Faire le tri parmi les candidatures

L’effervescence autour de toutes ces candidatures ne doit pas faire oublier le but essentiel de cette opération: attirer des familles afin qu’elles viennent vivre à Berrien! Toutes les candidatures à but spéculatif n’ont donc que peu d’intérêt. C’est pour cela que la mairie a entrepris de faire un grand tri. Les élus vont privilégié les locaux des communes voisines ayant de deux à quatre enfants. «Nous avons des gens de Marseille ou d’ailleurs qui nous appellent et qui ne connaissent absolument pas Berrien. Ils nous demandent s’il y a le train, tel ou tel magasin», s’amuse le maire de la commune qui frôle le millier d’habitants.

Au total, la mairie juge que 25 à 30 candidatures sont intéressantes, sur les 200 qui ont été réceptionnés. Cinq à six candidatures sont quasi certaines d’aboutir, et un lot est déjà réservé. L’opération ne s’arrête pas là. La deadline - fixée à la rentrée prochaine donc - est proche. Il ont également mis à contribution les propriétaires de logements vides pour les convaincre de louer leur bien. Deux familles ont été trouvées, soit quatre enfants supplémentaires pour l’école. «Il nous en manquerait un ou deux pour sauver notre classe», explique le maire.

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