Dans le fief du héros de cire

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REPORTAGE - Dans la province natale de Marcos, on remonte le temps. Frappés par une curieuse amnésie, les habitants ont oblitéré la révolte populaire qui l'a chassé en 1986 et continuent de parler du président au présent.

REPORTAGE - C'est un étrange voyage que de chercher le fantôme de Ferdinand Marcos au milieu des champs de tabac, des arbres rabougris et des broussailles chétives du nord des Philippines.

Sur cette terre pleine de prophéties et de prodiges, le dictateur mort en exil à Hawaï en 1989 «a rejoint la cohorte des esprits qui errent par la campagne», assure Edita Medeira, vendeuse maigrichonne de halo-halo, une friandise de glace pilée arrosée de lait concentré sucré. «La nuit, quand il y a de la brume, tout devient si étrange. On croit voir son ombre, comme s'il hantait Ilocos Norte en quête de repos.»

Curieuse amnésie

Dans la province natale de Marcos, on remonte le temps. Frappés par une curieuse amnésie, les habitants ont oblitéré la révolte populaire qui l'a chassé en 1986 et continuent de parler du président au présent. Les mystiques dialoguent avec lui. Les passionnés sont «prêts à défendre son image jusqu'à la dernière goutte de sang», explique Josel

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