Dans le bâtiment, une situation «indéniablement mauvaise»

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Tous les indices sont au rouge dans le secteur, qui espère un rebond en toute fin 2015. Dans le logement neuf, les chantiers autorisés et commencés se replient de 8,2% et 6,1% sur les cinq derniers mois.

Le secteur du bâtiment demeure dans une situation «très difficile» à fin mai, avec une tendance encore «indéniablement mauvaise» dans la construction de logements neufs et très mitigée dans la rénovation, constate mardi la Fédération française du bâtiment (FFB). Le début de l’année a été «particulièrement difficile pour le bâtiment», affirme la fédération patronale, en faisant un point sur l’activité. Tous les indicateurs restent au rouge: «poursuite de la baisse d’activité, chute de l’emploi et augmentation de la sinistralité pour les entreprises».

Du côté du logement neuf, sur cinq mois à fin mai, les logements autorisés et commencés se replient respectivement de 8,2% et 6,1%, rappelle la FFB. La tendance est aussi en net recul dans le non-résidentiel neuf sur la même période: -13,2% et -10,5% pour les surfaces de plancher autorisées et commencées hors hôtellerie et locaux agricoles. «Quant au marché de l’amélioration-entretien, la tendance reste, pour l’heure, baissière», souligne la FFB.

Amélioration au quatrième trimestre 2015 ou début 2016

La tendance serait toutefois «moins mauvaise» au deuxième trimestre, selon les chefs d’entreprises interrogés par l’Insee sur leurs perspectives de production, rapporte la fédération. «Toutefois, on constate avec un peu d’étonnement une véritable amélioration dans le non-résidentiel alors que le logement ne connait qu’une moindre dégradation», détaille-t-elle. «En d’autres termes, les effets du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) resteraient, pour l’heure, peu visibles, alors qu’on peine à comprendre» le sursaut du «hors logement», analyse la fédération.

Du côté de l’emploi, après un premier trimestre «très difficile» (51.500 postes de travail en moins, -4,3% sur un an), «le rythme de dégradation se modèrerait un peu dans le bâtiment, aux dires des chefs d’entreprises interrogés par la Banque de France comme par l’Insee». Et les défaillances d’entreprises ont bondi de 10% au cours de la même période, «il est vrai concentrées sur de petites structures, de un à trois salariés». Toutefois «nombre de facteurs laissent espérer une amélioration de la situation à l’horizon du quatrième trimestre 2015 ou du début 2016».

Mais ce sera sans doute insuffisant pour «remettre en cause la tendance au recul soutenu de l’emploi sur l’ensemble de l’année en cours», dit la fédération. Pour soutenir le secteur, la FFB souhaite de nouveaux aménagements du Prêt à taux zéro (PTZ+) et une mise en place «très rapide» de «la mécanique de financement de la rénovation énergétique des équipements publics au sein du plan Juncker» de relance économique.

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  • mcarre1 le mardi 30 juin 2015 à 19:47

    Ce qui peut se traduire par: le MO qui emploie des français ne bosse pas, celui qui sous-paye des travailleurs détachés n'arrête pas... et les cotisations sociales partent à l'étranger.

  • emnbenj le mardi 30 juin 2015 à 13:04

    le MO à 2300 Euros le m2 ne bosse pas, celui à 1600 n'arrête pas...