Dans la tourmente, Hollande se place dans les pas de Mitterrand

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    * Mitterrand a eu à subir maints "outrages", dit Hollande 
    * "Il était attaqué parce qu'il était la gauche" 
    * Bartolone volontairement absent du public 
 
    PARIS, 26 octobre (Reuters) - François Hollande s'est placé 
mercredi dans les pas de François Mitterrand, son célèbre 
prédécesseur socialiste à la "volonté inépuisable" qui fut, 
comme lui, "attaqué" de toutes parts mais obsédé par l'idée de 
"faire avancer le pays" en rassemblant. 
    À l'occasion du centième anniversaire de la naissance du 
premier président socialiste de la Ve République (1981-1995), 
l'actuel chef de l'Etat a lancé une série de messages limpides à 
l'adresse de ses détracteurs, y compris à gauche.  
    Devant un auditoire acquis à sa cause réuni au musée du 
Louvre, l'impopulaire chef de l'Etat a rappelé combien François 
Mitterrand avait pu "subir de critiques, de contestation, 
d'outrages, d'outrances (...) parce qu'il savait les enjeux de 
pouvoir, ses combats, ses luttes, y compris dans sa propre 
famille politique".   
    "Il était attaqué parce qu'il était la gauche, qu'il avait 
cette prétention de gouverner et en plus, de présider la 
France".   
    Des propos à rapprocher de la crise politique née de la 
récente publication d'un livre de confidences de François 
Hollande, que certains jugent désormais dans l'incapacité de 
briguer un second mandat.  
    Très fâché depuis la lecture de cet ouvrage de deux 
journalistes intitulé "Un président ne devrait pas dire ça..." 
qui le met en cause, le président de l'Assemblée nationale, 
Claude Bartolone, a ostensiblement quitté l'auditorium du musée 
du Louvre avant l'arrivée de François Hollande. 
     
    "SURGIR DANS L'INSTANT CHOISI"     
    A son entrée sur scène, le chef de l'Etat a été applaudi 
debout par le public, où des "bravos" ont retenti.  
    "Je n'ai encore rien dit", a-t-il déclaré dans un sourire 
avant d'entamer un discours fourmillant d'allusions sur la 
difficulté de gouverner.  
    "Ce qui va compter, c'est ce qui va rester", a-t-il dit. 
"Rien n'est acquis, tout peut se défaire".  
    François Mitterrand "fut attaqué par la droite parce qu'il 
était de gauche, par une partie de la gauche parce qu'il ne 
l'était pas assez, par le centre parce qu'il n'en était pas", 
a-t-il aussi énuméré.  
    "A la gauche, à toute la gauche, il laisse un testament 
décisif : se rassembler pour gouverner et gouverner pour 
réformer et changer le pays. Parce qu'à la fin des fins, notre 
responsabilité, c'est de faire avancer le pays, de lui donner 
son horizon, de lui montrer que le progrès est encore possible." 
    Invitant son auditoire à lire entre ses lignes, François 
Hollande a aussi salué la capacité de son prédécesseur décédé en 
1996 à choisir le bon moment pour sortir de l'ornière.    
    "La marque de François Mitterrand, s'il fallait en retenir 
une seule, c'est la volonté, une volonté farouche, inébranlable, 
inépuisable", a-t-il fait valoir.   
    "Quand il disait, selon une formule célèbre, qu'il fallait 
'donner du temps au temps', il ne justifiait pas l'immobilisme, 
il respectait les rythmes, évaluait les contraintes, scrutait 
les espaces pour mieux surgir dans l'instant qu'il avait 
lui-même choisi", a-t-il déclaré.  
    "Et s'il semblait parfois à contretemps c'est qu'il avait 
pris de l'avance, c'est ce qui lui a permis notamment de 
construire l'Europe", a-t-il ajouté.  
    Depuis plusieurs jours, des voix s'élèvent, y compris au PS, 
pour exprimer des doutes sur la capacité de François Hollande à 
briguer un second mandat, ce qu'il devrait annoncer début 
décembre.   
    L'entourage du chef de l'Etat a de nouveau assuré mercredi 
que la volonté de ce dernier était intacte.  
    "Il va s'expliquer", a assuré un proche. "Il aime la 
combativité".    
 
 (Elizabeth Pineau) 
 
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  • cg46 il y a 7 mois

    Et en plus Mitterrand ne pouvait pas blairer Hollande. Prémonitoire ...