Dans la tête de Laurent Blanc

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Dans la tête de Laurent Blanc
Dans la tête de Laurent Blanc

Entre les incertitudes liées à l'infirmerie, l'évaluation des prises de risque tactiques et les mauvais souvenirs de son affrontement contre José Mourinho l'an passé, Laurent Blanc n'a pas pu préparer le match le plus important de la saison dans la tranquillité qu'il aurait espérée. Et si c'était mieux comme ça ? Lors de sa carrière de joueur, c'était bien dos au mur, face à deux attaquants assoiffés de pressing, que l'ancien libéro savait le mieux montrer sa classe et sa vision. Son équipe est dos au mur. Le Président peut-il lui transmettre son audace, ou le PSG va-t-il à nouveau tomber dans la spéculation de ses contres sud-américains ?

Quelle formation avec tous ces blessés ?
Parce que les premiers choix de Laurent Blanc vont se résumer à la formation alignée, un rapide tour d'horizon permet de se rendre compte des obstacles qui se sont érigés face au Président. En défense, autour de la paire de centraux brésiliens, Maxwell est incertain, mais pourrait débuter. À droite, c'est Van der Wiel et ses 27 minutes de jeu lors du dernier mois qui devront faire face aux crochets d'Eden Hazard. Au milieu, autour du grand Verratti, Matuidi devrait pouvoir jouer malgré un coup reçu au genou, et Motta pourrait revenir, mais le chef rusé n'a pas joué contre Nantes et Caen. Enfin, Javier Pastore est dans le groupe, mais le génie argentin n'a pas joué depuis près de trois semaines. Devant, en l'absence de Lucas, le trio Pocho-Ibra-Matador devrait être une certitude, à moins que Blanc ne préfère lancer Pastore pour garder du sang frais sur le banc. Le plus grand problème réside dans le fait que les "incertains" sont les joueurs qui ont pris l'habitude d'élever le niveau collectif du PSG lors de ces rencontres de Ligue des champions : avec Motta, Pastore et Marquinhos en forme, le potentiel du groupe aurait été différent.

Mais les blessés ne rajoutent pas de la difficulté : c'est le niveau d'incertitude qui les accompagne qui complique la tâche du groupe. Si Laurent Blanc parvient à réduire cette incertitude, le groupe pourrait ressortir gagnant. Et on peut sentir cette prise de conscience dans les mots de Laurent Blanc en conférence de presse : "un besoin d'alchimie", "si tout le monde est à l'unisson" Il n'y a qu'à voir les dernières étapes de la victoire de Chelsea en C1 en 2012 pour se rendre compte que cette compétition n'a pas toujours réservé un sort malheureux aux équipes abonnées au lit d'hôpital et aux suspensions. Avant de réaliser le premier exploit d'une longue série en 2010 face à Chelsea, l'Inter de Mourinho s'était inclinée contre Catane (3-1) en terminant à dix pour ce qui restera la pire performance de sa saison. Alors, arriver stressé, est-ce une si mauvaise nouvelle ? L'avantage, c'est que le groupe du PSG ne subira pas la surprise de l'incertitude mentale dans laquelle un gros match de Ligue des champions est capable de te plonger, car le PSG se trouve déjà plongé dans cette incertitude complète. La condition, c'est d'avoir un chef capable de transmettre de la...



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