Dans la tête d'un inspecteur de l'Education nationale

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Dans la tête d'un inspecteur de l'Education nationale
Dans la tête d'un inspecteur de l'Education nationale

Tous les matins vers 8 heures, Michel* prend sa voiture pour s'asseoir à un bureau d'écolier. Il a le choix : cet inspecteur de l'Education nationale a sous sa responsabilité 300 professeurs, donc autant de classes, dans une trentaine d'écoles. A lui de vérifier que les leçons sont dispensées dans les règles de l'art, que les cahiers sont bien tenus, en regardant au passage si les abords de l'école, dans sa circonscription de région parisienne, sont sécurisés comme prévu. Le temps de repasser au bureau pour prendre connaissance des urgences du jour, le voilà reparti pour une réunion à la préfecture ou à la mairie. Voilà le quotidien des 17 000 fonctionnaires chargés de superviser le travail des instituteurs, et, de plus en plus, de jouer les pompiers de l'école, à en croire une enquête inédite sur cette profession mal connue du grand public.

 

Problèmes insolubles

 

Cette étude, que « le Parisien » dévoile avant sa présentation demain au Salon européen de l'éducation, a été menée auprès de 607 inspecteurs. Parmi eux, 92 % assurent que leur charge de travail a augmenté, 78 % estiment que leurs conditions de travail se sont aussi « dégradées », principalement depuis un à quatre ans, et huit sur dix affirment que les différends avec les parents sont en augmentation.

 

« Il y a une pression sociale si forte sur l'école que les familles contestent de plus en plus de choses : certains refusent que tel enseignant, jugé trop jeune, soit l'instituteur de leurs enfants », raconte Michel. Quand le communautarisme s'invite à l'école, c'est lui encore qui doit essayer de convaincre que les « cours de natation s'appliquent à tous, y compris aux petites filles ». « On me sollicite pour à peu près tout », constate-t-il.

 

D'après l'étude, ces discussions parfois animées, sinon musclées, concernent « en premier rang et loin devant les punitions et sanctions données aux enfants », mais aussi « ...

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