Dans la peau d'un juré de concours aux grandes écoles

le , mis à jour à 09:14
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Dans la peau d'un juré de concours aux grandes écoles
Dans la peau d'un juré de concours aux grandes écoles

Ils ont trimé pendant deux ans après leur bac dans des classes préparatoires pour vivre ce moment : passer (et réussir) les oraux finaux d'admission aux grandes écoles de commerce, qui leur garantiront un diplôme reconnu, et surtout un emploi quasi assuré à la sortie de leur master. De toute la France, jusqu'à la mi-juillet, des milliers d'admissibles, qui ont réussi la première phase des concours écrits, défilent aux oraux de ces « business schools » de Paris, Bordeaux, Grenoble, Rennes, elles-mêmes en concurrence pour repérer les meilleurs élèves et les garder... Mais qu'est-ce qui fait un « bon » candidat ? Que valent ces entretiens de « personnalité », où rien d'autre ne compte que le « savoir-être » des élèves, leur capacité à émouvoir ou surprendre un jury forcément subjectif ? Pour le comprendre, nous nous sommes glissés le temps d'une journée dans les coulisses de l'Ecole de management de Strasbourg, classée dans le top 20 des grandes écoles de commerce, comme membre du jury. Récit.

* Tous les prénoms ont été changés.

 

8h00. « Be curious, be alive, be cyclette »

 

Les candidats sélectionnés à l’écrit sont invités à se présenter aux oraux. Ils sont accueillis par les encouragements des élèves de première année. (LP/Jean-Francois Badias.)

 

Une petite centaine d’admissibles tirés à quatre épingles viennent de s’asseoir dans l’amphi. L’heure de leur oral approche, leur stress s’entendrait presque. Les garçons sont raides dans leur costume. Aux pieds des filles dansent encore quelques étiquettes de prix, oubliées sous la semelle de leurs escarpins tout neufs. Le contraste est saisissant avec les enthousiastes « staffeurs », ces élèves de première année chargés d’organiser l’accueil des admissibles, qui tourbillonnent autour d’eux en tee-shirt rouge, dansant pour détendre l’atmosphère et surtout faire la promotion de leur école. Un an ...

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