Dans la peau d'Edin Dzeko, remplaçant malgré lui

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Dans la peau d'Edin Dzeko, remplaçant malgré lui
Dans la peau d'Edin Dzeko, remplaçant malgré lui

Arrivé du côté bleu ciel de Manchester pour 32 millions d'euros il y a quatre ans, Edin Džeko devait devenir le terminal génial de l'animation offensive des Citizens. Mais dans l'ombre de Sergio Agüero, le Bosnien a dû se contenter d'un rôle de super-sub qui l'a fait voyager du costume de sauveur à celui de déception. Ce soir contre le Barça, il devrait encore débuter sur le banc, comme la saison dernière. Et pourtant, il avait fait danser Piqué

Entre 1992 et 1995, la Bosnie s'étouffe dans la guerre et les bombes. La légende raconte que c'est à cette époque, entre 6 et 9 ans, qu'Edin Džeko s'est mis à jouer au football dans les rues de Sarajevo en flammes. Mais après une maison détruite, trois années passées dans le studio de ses grands-parents avec dix membres de sa famille et beaucoup de buts, aussi bien Džeko que son pays ont fait du chemin. Une route qui aura mené le grand avant-centre du club de Željezni?ar au Teplice de République tchèque, puis à Wolfsburg et Manchester City. Mais si le destin est exceptionnel, les dernières saisons mancuniennes du numéro 10 des Citizens laissent un goût d'inachevé. Il y a quelques saisons, Edin Džeko devait devenir un autre Zlatan Ibrahimovi?, un avant-centre élégant aux pieds yougoslaves qui allait ridiculiser le style des autres buteurs de Premier League. Mission accomplie ? Le fait que City ait recruté Wilfried Bony est plutôt un mauvais signe.
La lune de miel manquée, et les buts
Après les murs de Sarajevo, ce sont les pelouses du club de Željezni?ar qui voient grandir le talent de Džeko. Enfin, à cette époque, les centimètres vont plus vite que les buts. Džeko joue milieu, et il joue discrètement. Lorsque le Željezni?ar le vend pour 25 000 € au Teplice en République tchèque, le président déclare même "avoir l'impression d'avoir gagné à la loterie". Mais l'arnaque se révèle talentueuse : convaincant en prêt dans une contrée imprononçable de deuxième division tchèque, Džeko revient à Teplice en 2006 et marque 13 buts à 20 ans. Direction Wolfsburg. De 2008 à 2010, Džeko marque 48 buts en Bundesliga et place sa carcasse sur les carnets des recruteurs des plus grandes écuries européennes. Exceptionnel de la tête, habile des deux pieds, habillé d'un tir puissant et de dribbles courts et précis Džeko est alors amené à devenir un savoureux mélange de technique et de force, tel un pivot yougoslave. City remporte finalement la mise pour 27 millions de livres. Avec sa tête de vainqueur de Wimbledon, le Bosnien pose ses valises en janvier 2011 dans le Nord de l'Angleterre.

Mais la lune de miel est vite reportée : des débuts compliqués, quatre longs mois d'attente avant son premier but, un bilan de deux petits buts en une demi-saison de Premier League, et zéro minute de jeu lors de la finale de la FA Cup 2011. En fait, Džeko et City ne se retrouveront...




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