Dans l'ombre de l'Hyper Cacher

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L'entrée principale de l'Hypercacher de Saint-Mandé.
L'entrée principale de l'Hypercacher de Saint-Mandé.

A Saint-Mandé, les membres de la communauté juive n’ont pas oublié la prise d’otages au magasin casher en janvier 2015. Entre angoisse et tentation de l’alya, ils racontent comment leur vie, depuis, a changé.

C’est une banale chambre froide située au sous-sol de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, dans le 20e arrondissement de Paris, à la lisière de Saint-Mandé (Val-de-Marne). Située au fond de la réserve encombrée de palettes de manutention du petit magasin d’alimentation casher, elle était le domaine réservé d’une poignée d’employés. L’après-midi du vendredi 9 janvier 2015, peu avant le début du shabbat, ce réduit aveugle de deux mètres sur deux s’est mué en sanctuaire, quatre heures durant.

Sept personnes – dont une mère et son bébé de 10 mois – s’y sont enfermées à clé quand Amedy Coulibaly a surgi aux alentours de– heures. Le djihadiste abat froidement trois clients, François-Michel Saada, 63  ans, Philippe Braham, 45  ans, et Yoav Hattab, 21  ans, et un employé, Yohan Cohen, 20  ans. Après avoir retenu en otage tout l’après-midi le reste du personnel et de la clientèle, le terroriste succombe sous les tirs de la BRI et du RAID.

Dévasté par l’assaut, l’Hyper Cacher a repris son activité commerciale le 15 mars 2015, après deux mois de travaux. A temps pour Pessah, la pâque juive, et sous bonne garde. Un périmètre de sécurité – matérialisé par une centaine de mètres de barrières et renforcé par la présence de quatre militaires en armes – interdit, désormais, l’accès au parking d’une vingtaine de places. Les brassées de fleurs déposées tout du long ont flétri avant de disparaître. Restent quelques photos figurant les victimes de ce funeste 9 janvier, mais aussi cell...

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