Dans l'intimité de la JSK

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Samedi dernier, la Jeunesse sportive de Kabylie accueillait le Club sportif constantinois lors de la première journée du championnat d'Algérie. Entre intersaison mouvementée, interrogations tactiques et problèmes financiers, plongée dans la préparation de l'équipe, à quelques jours du choc.

L'air est lourd, la température étouffante. En ce mercredi matin, Tizi Ouzou cuit sous le soleil, telle une chawarma sur le feu. Tandis que les restaurateurs s'affairent, une délicieuse odeur de grillé embaume la ville cernée par les montagnes du Djurdjura, aussi belles que menaçantes. Autour du stade du 1er-Novembre-1954, c'est l'embouteillage. Accablés par la chaleur, les chauffeurs de taxi hésitent à remonter leur vitre face aux effluves de pots d'échappement. Dans cette atmosphère intense et polluée, les supporters se réfugient à l'ombre salvatrice des troquets, où tournent sans discontinuer de brinquebalants ventilateurs. Autour d'une petit bière ou d'un soda en terrasse, on discute avec passion du choc à venir face à Constantine, en ouverture du championnat.

"Moi, la JSK, je ne suis plus beaucoup maintenant, l'équipe ne vaut rien", peste Mohammed, gérant d'hôtel dans le civil, dépité par la lente dégénérescence du club le plus titré d'Algérie. "Avant, quand on parlait de la saison, on ne se demandait même pas si on allait être champions, on pensait seulement aux joutes continentales. Maintenant, on lutte pour la relégation." Même son de cloche chez Lounès, patron de cafétéria à la moustache bien taillée : "Je suis supporter bien sûr, mais je ne vais plus au stade. Le club n'a rien à voir avec ce qu'il a un jour été."

"Le groupe se tient à l'écart des polémiques"


Sauvée à la dernière journée la saison dernière, la Jeunesse sportive de Kabylie connaît depuis plusieurs saisons une crise sportive sans précédent. Il y a eu la mort d'Albert Ebossé, la suspension, les matchs à huis clos. Les défaites humiliantes, les départs à la chaîne. En décembre 2013, un bilan financier révélé par le comité de sauvegarde de la JSK a notifié que le club croulait sous les dettes : près de 944 millions de dinars, soit plus de huit millions d'euros. Plus récemment, le manager général, Karim Doudane, qui avait remplacé en avril dernier Samy Idress, a démissionné de but en blanc, au retour du stage de préparation en Tunisie.

" Je quitte définitivement mon poste de manager général, car je sens qu'il y a beaucoup d'ingratitude et un manque de considération total",






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