Dans l'Est de la France, les centres des grandes villes se dépeuplent

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INFOGRAPHIE - Chaque semaine, Le Figaro immobilier vous présente avec le Crédit Foncier le portrait immobilier d’une région. Focus sur la future grande région qui regroupera l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine.

A partir de l’an prochain, l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine seront regroupés au sein d’une seule région. Assez densément peuplée (157 habitants au km²), elle comptera 5,5 millions d’habitants. Cette grande région de l’Est, frontalière de l’Allemagne, du Luxembourg et de la Suisse est industrielle. C’est en grande partie pour cette raison que sa croissance économique est plus faible qu’ailleurs en France (croissance de 0,4 % entre 2007 et 2012 contre + 1,4 % pour l’ensemble du pays), souligne l’étude Crédit Foncier. La donne est cependant en train de changer. «Le renouvellement du tissu productif de la région est en cours, notamment autour de technologies de pointes, symbolisées par sept pôles de compétitivité», note l’étude. Par ailleurs, de nombreux habitants de la région franchissent tous les jours les frontières pour aller travailler en Allemagne, au Luxembourg et en Belgique.

Dans cette nouvelle région, les prix de l’immobilier sont très nettement inférieurs à la moyenne nationale. Il faut compter en moyenne 1872 euros le m² dans l’ancien (contre 3.211 euros le m² en France) et 2476 euros dans le neuf (3655 euros le m² au niveau national). C’est en Alsace que les prix sont les plus élevés. À Strasbourg, où siège le Parlement européen, le marché des logements anciens (2000 euros le m² en moyenne) «est à deux vitesses», avec «une bonne résistance des prix en centre ville», mais «un effritement des prix et un allongement des délais de vente», dans le reste de la capitale alsacienne. L’agglomération strasbourgeoise, «capte elle, la majorité des mises en vente de logements neufs de la région et près de 60 % des réservations avec des prix qui ont continué de progresser (3500 euros le m² en moyenne)», constate l’étude.

En revanche, à Reims, la deuxième ville la plus peuplée de la région (plus de 182.000 habitants), le marché du neuf est moins dynamique. «Il est animé dans une proportion toujours aussi importante par les bailleurs sociaux», estime le Crédit Foncier. Dans la «cité des rois», où furent sacrés un grand nombre de rois de France, le centre-ville historique, reste très demandé et les prix des logements anciens de qualité, sans défaut, se maintiennent. «Ils font figure de valeur sûre», justifie l’étude. De façon générale, les logements anciens (2200 euros le m²) sont un peu plus chers qu’à Strasbourg et surtout qu’à Metz (1650 euros le m²). Dans la capitale de la Lorraine, le marché immobilier de l’agglomération messine reste calme en 2014, poursuivant «la tendance amorcée depuis 2012», selon le Crédit Foncier.

Fait marquant, les habitants de ces trois villes, déménagent de plus en plus à la périphérie, sûrement moins chère. «La population diminue à Strasbourg, Reims et Metz, mais augmente dans leurs aires urbaines», souligne l’étude. Dans cette région qui compte cinq villes de plus de 100.000 habitants, 60 % des habitants sont propriétaires. Un pourcentage comparable au reste de la France. La majorité d’entre eux occupent leur résidence principale (89 % contre 83 % au niveau national). En revanche, bien que l’Alsace et la Champagne attirent les touristes, il n’y a quasiment pas de résidences secondaires dans cette nouvelle région (3 % au lieu de 10 % au niveau national).

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  • nayara10 le samedi 25 juil 2015 à 15:37

    Ceci est vrai ,mais c'est un dépeuplement temporaire.Une autre population s'active au repeuplement....

  • mikkaela le jeudi 23 juil 2015 à 23:59

    peut être qu'avec le changement climatique un jour au contraire dans l'est et l'ouest ce sera très recherché car il fera trop chaud dans le sud et sud ouest

  • dotcom1 le jeudi 23 juil 2015 à 12:17

    La baisse du pouvoir d'achat a fait fuir les classes moyennes en périphérie.

  • BARIL22 le jeudi 23 juil 2015 à 11:09

    Tandis que la population des ZUP et ZEP explose. Les politiques anti-automobiles ont fini par transformer les centre-ville en zones fantômes avec des vitrines vides à louer, à vendre, en liquidations etet sans cinémas, fermés au profits de méga complexes aux abords des villes.

  • heimdal le jeudi 23 juil 2015 à 08:25

    C'est aussi la fiscalité locale qui devient insupportable .Ca prend allègrement 2 à 3 ℅ par an sans justification (financer le social) .Les gens en ont marre et se barrent dès qu'ils peuvent refourguer leur logement .

  • d.jousse le mercredi 22 juil 2015 à 18:42

    il n'y a pas que dans l'est. le problème est que les municipalités ont fait les logements sociaux dans les centres qui sont devenus très bruyants.