Dans cet écoquartier, un « hôtel » de 60 m² accueille les insectes

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A Dijon, l’écoquartier Heudelet 26 accueille le premier «hôtel à insectes» de France. Sur la façade d’un immeuble, une soixantaine de casier amovibles peuvent héberger plusieurs milliers d’insectes.

Un vaste «hôtel à insectes», intégré à un bâtiment urbain, a été inauguré vendredi en plein cœur de Dijon, où l’on se félicite de cette première française. La structure en bois non-traité, haute de 6 mètres, est située sur la façade d’un bâtiment, baptisé «La Bourdonnerie». Conçu par l’Atelier Calc pour le compte de la Société mixte d’aménagement de l’agglomération dijonnaise, cet immeuble de bureaux accueillera prochainement les locaux de deux associations environnementales: Alterre Bourgogne et Réserves naturelles de France.

Cet «hôtel à insectes» est formé d’une soixantaine de casiers amovibles, pouvant accueillir «plusieurs milliers» d’insectes, essentiellement volants. Dans chaque casier, ont été installés soit des fagots, des tuiles ou des bûches percées de trous pour favoriser l’installation de diverses espèces de pollinisateurs (abeilles sauvages, papillons, coléoptères) au sein de l’écoquartier «Heudelet 26», où doivent être construits quelque 300 logements.

Hébergement d’urgence pour la biodiversité

«L’idée de l’hôtel à insectes est venue parce qu’on cherchait un symbole pour montrer à l’extérieur notre fonction et on voulait donner un signal en lien avec la biodiversité et le quartier», a déclaré à l’AFP le président d’Alterre Bourgogne, Jean-Patrick Masson. «La structure est de taille remarquable, 60 mètres carrés, et son intégration au bâtiment est unique», ajoute-t-il.

Ce type de nichoir urbain se conçoit comme un hébergement d’urgence pour préserver la biodiversité des insectes volants menacés par les pesticides. A la fois mini-réserve naturelle verticale et observatoire de l’évolution de l’écosystème du quartier, cette installation veut prouver qu’il est possible de favoriser la biodiversité et laisser une place à la nature au cœur des villes.

Les deux associations qui occupent les lieux comptent bien contribuer au succès de l’expérience: Réserves naturelles de France apportera ses compétences d’observation scientifique des insectes tandis qu’Alterre Bourgogne se chargera de la pédagogie pour faire connaître l’expérience et ses résultats.

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  • faites_c il y a 11 mois

    Rassurez-moi, il n'y a pas de casier avec de l'eau stagnante pour accueillir les moustiques? Encore une élucubration d'écolo!!! Les insectes volants nécessaires à la bio-diversité n'ont rien à faire en ville et si les écolos ne le comprennent pas tant pis pour eux! Il y a d'un côté la campagne dans laquelle on devrait trouver les insectes et autres animaux et les villes dans lesquelles les animaux ne sont pas les bienvenus y compris les nuisibles d'ailleurs comme les rats et les pigeons!

  • frk987 il y a 11 mois

    N'importe quel hôtel parisien du centre historique est un "eco-hôtel' qui accueille par milliers cafards, cloportes et autres insectes sympathiques.