Dans Alep, une vie à deux vitesses

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L'autoroute Al-Haj à Alep cible des snipers fidèles à Bachar el-Assad le 20 janvier 2015. Depuis 2012, Alep est coupée en deux, entre la zone ouest et l'est, où se sont retranchés les groupes armés qui veulent renverser le régime.
L'autoroute Al-Haj à Alep cible des snipers fidèles à Bachar el-Assad le 20 janvier 2015. Depuis 2012, Alep est coupée en deux, entre la zone ouest et l'est, où se sont retranchés les groupes armés qui veulent renverser le régime.

Directeur général de l'ONG française SOS Chrétiens d'Orient, Benjamin Blanchard connaît bien la Syrie. Il a passé plusieurs jours la semaine dernière à Alep. Il témoigne à partir du Kurdistan irakien, où il est actuellement en voyage.

Le Point.fr : Qu'avez-vous vu à Alep ?

Benjamin Blanchard : L'entrée dans la ville est impressionnante, parce que l'on serpente dans un champ de ruines, entre deux remblais de terre. Le grand check-point qui servait d'accès a été entièrement détruit par les combats. Tout est parti en fumée. On passe l'usine de ciment, puis celle de traitement des eaux. L'endroit est marqué, dès le matin, par une file ininterrompue de camions parce qu'ici se trouve la zone de ravitaillement pour deux millions d'habitants. Plus on s'approche des lignes de front, à l'est de la métropole, plus on voit les destructions, tous ces immeubles éventrés par les « canons de l'enfer », les bonbonnes de gaz remplies de clous et les coups de mortiers. Mais, à l'ouest, il reste quelques poches résidentielles avec des bâtiments en bon état. Nombre d'Alépins sont partis, et ils ont été remplacés par des gens de la campagne qui ont fui leurs villages occupés par les djihadistes.

Comment vit-on à Alep ?

La ville est coupée en deux depuis 2012. À l'est, aux mains des...

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