Dans Abobo, sous le contrôle du «commando invisible»

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REPORTAGE - Des combats ont lieu chaque jour dans cette cité d'Abidjan, fief des partisans d'Alassane Ouattara

De notre envoyé spécial à Abidjan

Passé le portail de fer gris qui clôture cette ruelle de terre battue, on en viendrait presque à douter qu'Abobo vit depuis bientôt deux mois au rythme des affrontements entre partisans du président élu, Alassane Ouattara, et forces de l'ordre loyales à Laurent Gbagbo. Au pied des baraques coiffées de tôle, une ribambelle d'enfants gambade au milieu des chèvres tandis que des femmes au regard las vaquent aux tâches ménagères. Dans la pénombre de la pièce à vivre, les hommes de la famille Koné devisent avec gravité de l'avenir de la Côte d'Ivoire et saluent le «courage» d'Alassane Ouattara. «Même si c'est risqué pour lui, il a eu raison de se rendre à Addis Abeba pour y rencontrer les chefs d'État de l'Union africaine», estime un ami de la famille, Abou Kourouma. Lorsque, soudain, des coups de feu claquent à l'extérieur, Tesse, le patriarche, se penche machinalement sur sa montre. «11 heures, lâche-t-il, consterné.

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