Danièle Sallenave : "Y a-t-il des animaux heureux ?"

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Le Point : pourquoi avoir signé ce manifeste ?Danièle Sallenave : il faut toujours qu'on s'explique sur les raisons de son engagement dans la "cause animale", parce qu'il est plus ou moins considéré comme l'envers d'une indifférence au sort des hommes ! Je ne conteste pas une hiérarchie dans les priorités, mais quelle idée se fait-on de l'homme, si l'on continue de définir les animaux comme des "biens", des choses, des "meubles" ? Et si le code civil leur refuse la qualité d'"être sensible" ? L'homme est une "personne" sans doute, mais il y a une continuité qui va de l'animal à l'homme, c'est justement cette qualité d'"être sensible", qui nous est commune. Et qui impose le respect de l'homme même quand il n'est plus "que cela".

Aux animaux, elle n'est reconnue que quand ils ont un "propriétaire" ! C'est clairement tout à fait insuffisant. Du reste, je résiste même à l'idée qu'un être vivant puisse être ma "propriété" : être le propriétaire d'un animal, je l'accepte si cela veut dire que je suis responsable des dégradations qu'il commet, et si cela m'oblige à ne pas exercer sur lui des sévices. Mais je me sens tenue par ailleurs de respecter une certaine idée de la "liberté" de l'animal, qui n'est certes pas celle de l'homme, fondée sur la réflexion, la conscience, la délibération. Que l'animal soit soumis à l'espèce, à l'instinct, ne me donne aucun "droit" sur lui.

Quand on me demande en tout cas s'il est juste...

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  • LeRaleur le jeudi 5 déc 2013 à 18:47

    Nos lointains ancêtres aussi.

  • bordo le jeudi 5 déc 2013 à 14:43

    Merci à Boursorama de l'avoir fait disparaître.

  • bordo le jeudi 5 déc 2013 à 14:24

    C'est nul ce commentaire. Pathétique.