Daniel Sanchez : "En Tunisie, après deux défaites, on a déjà un pied dans la tombe"

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Daniel Sanchez : "En Tunisie, après deux défaites, on a déjà un pied dans la tombe"
Daniel Sanchez : "En Tunisie, après deux défaites, on a déjà un pied dans la tombe"

Sacré champion de Tunisie avec le Club africain, Daniel Sanchez a bien rebondi sous le soleil maghrébin et profite aujourd'hui de vacances méritées. L'occasion de dresser avec lui le bilan de cette saison à l'étranger, entre joie du titre, derbys enflammés et souvenirs de Valenciennes.

Bonjour Daniel. Alors, ça fait du bien de gagner ? Cela fait du bien oui (rires) ! C'est ce qui nous maintient en vie. Sans victoire, on a peu de chances de durer dans le métier. Un titre, c'est formidable, quel que soit le pays où on entraîne, parce que c'est une récompense sur la durée. Ce n'est pas un coup, cela se joue sur 30 matchs, c'est une belle preuve de constance et de régularité. Cela marque forcément, d'autant plus que c'est mon premier titre de champion.
Un titre attendu depuis 2008 dans la capitale Évidemment le sacre a été bien fêté, et pas seulement à Tunis. Le Club africain, c'est le club le plus populaire du pays, il y a des foyers de supporters dans toutes les villes. C'est une très belle année pour nous, car on a fait le triplé avec le handball et le basket. Les supporters sont fans de toutes les équipes à la fois, ce n'est pas morcelé, c'est vraiment un club omnisports.
Vous pouvez nous le présenter rapidement ? Le Club africain, c'est le club du peuple. Sous le régime Ben Ali, c'était vraiment le club le plus populaire, tandis que nos rivaux de l'Espérance de Tunis sont plus catalogués comme étant l'équipe des élites, beaucoup plus proche du pouvoir, avec une mentalité plus bourgeoise. Forcément, les derbys c'était chaud. Ce qui est bien, c'est que là, ça se passe dans la même ville, pas comme en France où c'est à 50 kilomètres.
Le derby a d'ailleurs été décisif pour le titre Oui, on les a joués à deux journées de la fin, c'était un peu comme une demi-finale. On savait que le battu serait écarté de la course au titre, et on a gagné. Il y avait aussi l'Étoile du Sahel qui était en course, mais à partir de cette victoire, on avait notre destin entre les mains. Il nous suffisait de battre Zarzis en "finale", si on gagnait on était champions. Et on a réussi. C'est Saber Khalifa qui a marqué le penalty de la victoire dans les dernières minutes. Il a fait une grosse saison, il a terminé meilleur buteur du championnat. Il s'est bien relancé. En principe, on va le garder, un accord a été trouvé avec l'OM.
Si on parle transferts, il y a des rumeurs à propos du Lensois Yoann Touzghar. On murmure aussi le nom de Yannick…




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