Daniel Larribe, ex-otage au Mali, raconte son calvaire pour la première fois

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Daniel Larribe, ex-otage au Mali, raconte son calvaire pour la première fois
Daniel Larribe, ex-otage au Mali, raconte son calvaire pour la première fois

Il est le premier à prendre la parole et ses mots sont apaisés. L'un des quatre ex-otages au Mali libérés le 29 octobre, Daniel Larribe, a choisi le journal de 20 heures de France 2 pour rompre le silence sur ses conditions de détention, ses peurs quotidiennes et la joie de son retour à une vie normale.

Ingénieur géologue chez Areva, Daniel Larribe a déclaré à David Pujadas qu'il allait «bien» même si il avait «perdu l'habitude de porter des chaussures». Il a tenu à expliquer en préambule que sa «joie de revenir avait été affectée par l'assassinat des deux journalistes». Il a voulu rendre hommage à «ces équipes qui vont sur le terrain au contact de l'information». «Nous pouvons nous considérer comme des miraculés et féliciter les acteurs impliqués dans la négociation» a-t-il poursuivi placide. Puis il est entré dans le détail de ses conditions de détention. L'ex-otage n'était pas attaché par ses ravisseurs et arrivait parfois à faire abstraction de sa privation de liberté : « J'ai réussi à m'isoler. J'ai résisté car j'aime le désert, cela m'a aidé. Je rejetais les idées négatives en faisant des descriptions de plantes».

Il n'exclut pas de retourner un jour en Afrique

Quant à ses conditions matérielles de vie, l'ex-otage a précisé qu'elles étaient «spartiates» dans des cabanes qu'ils construisaient eux-mêmes mais «qu'ils mangeaient correctement des pâtes, du riz parfois de la viande de chameau. Mais finalement c'était ce que mangeaient nos geôliers». Et la peur au quotidien ? Petit rire gêné et réponse amusée : « J'ai eu peur pour ma vie à cause de l'aviation française lors de l'opération Serval. J'ai entendu les bombes tomber à 1,5 km. Nous avons été déplacés et quand nous sommes revenus la colline où était notre grotte avait été rasée».

Le refus des ex-otages de s'exprimer à Villacoublay (Yvelines) à la sortie de l'avion avait créé un début de malaise. Mais ...

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