Daniel Engelbrecht, un homme qui a du cœur

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Daniel Engelbrecht, un homme qui a du cœur
Daniel Engelbrecht, un homme qui a du cœur

Le 10 août 2013, Daniel Engelbrecht, attaquant des Stuttgarter Kickers, s'écroulait une seconde fois sur le terrain, trois semaines après un premier évanouissement. Problème au cœur. Là où beaucoup ont laissé tomber, Daniel, lui, s'est accroché. Aujourd'hui, l'attaquant rejoue au football, après 16 mois d'absence. Avec un nouveau compagnon de route : un défibrillateur. Et ce week-end, il a marqué le but de la victoire pour son équipe. A la dernière minute. Interview avec un homme qui ne sait pas encore s'il célébrera à l'avenir en faisant un " cœur avec les doigts ".
Ce week-end, tu as offert les trois points de la victoire à ton équipe face au SV Wehen Wiesbaden. Comment as-tu vécu ce moment ? Ce n'était pas n'importe quel but. C'était le plus beau moment de ma carrière. Je ne pouvais pas rêver mieux pour mon retour. Honnêtement, c'était indescriptible.
Tu reviens de loin. Tu as des souvenirs des deux fois où tu t'es évanoui ? C'est quelque chose que je n'oublierai jamais. J'y pense d'ailleurs chaque jour. Le 20 juillet 2013, on joue contre Erfurt lors de la 1ère journée de championnat de 3.Liga. En seconde mi-temps, j'ai été pris de vertiges, puis je ne voyais plus rien. Je me suis évanoui. Puis je me suis relevé, j'ai pensé - et je n'étais pas le seul, d'ailleurs - que c'était un coup de soleil. Mais le coach m'a sorti, il trouvait que quelque chose clochait. On m'examine, rien à signaler. Je reprends l'entraînement, tout se passe bien. Trois semaines plus tard, le 10 août, il m'arrive la même chose, face au Holstein Kiel. Là, j'ai commencé à m'inquiéter. J'ai fait des examens plus poussés, et là, le médecin m'a dit que je faisais de l'arythmie. Mon cœur ne battait pas normalement. Il m'a dit que le football, c'était fini pour moi.
Que s'est-il passé ensuite ? J'étais brisé. Jouer au football, c'est mon rêve, et là, tout devait s'arrêter. J'étais vraiment mal. J'ai subi quatre opérations au cœur. A un moment, je me suis dit que j'allais y passer.
Finalement, tu t'en es bien sorti, et aujourd'hui, tu portes un défibrillateur. Oui. Je ne voulais pas abandonner. Aujourd'hui, je sais que ça comporte des risques, la peur est toujours présente. Mais quand je vais à l'entraînement et que je vois que tout se passe bien, ça me soulage un petit peu plus tous les jours. J'ai été beaucoup soutenu, notamment par mon ex, qui était infirmière. Elle a beaucoup fait pour moi.
Ça va, ça ne te dérange pas trop au quotidien ? Je m'y habitue. C'est vrai que c'est pas pratique, mais jour après jour, je reconnais que c'est quelque chose qui fait partie de moi maintenant. A l'entraînement, ça ne me gêne pas trop : j'arrive à faire des amortis poitrine. Il y a juste ce truc qui se passe tous les soirs à 23h : le...



Ce week-end, tu as offert les trois points de la victoire à ton équipe face au SV Wehen Wiesbaden. Comment as-tu vécu ce moment ? Ce n'était pas n'importe quel but. C'était le plus beau moment de ma carrière. Je ne pouvais pas rêver mieux pour mon retour. Honnêtement, c'était indescriptible.
Tu reviens de loin. Tu as des souvenirs des deux fois où tu t'es évanoui ? C'est quelque chose que je n'oublierai jamais. J'y pense d'ailleurs chaque jour. Le 20 juillet 2013, on joue contre Erfurt lors de la 1ère journée de championnat de 3.Liga. En seconde mi-temps, j'ai été pris de vertiges, puis je ne voyais plus rien. Je me suis évanoui. Puis je me suis relevé, j'ai pensé - et je n'étais pas le seul, d'ailleurs - que c'était un coup de soleil. Mais le coach m'a sorti, il trouvait que quelque chose clochait. On m'examine, rien à signaler. Je reprends l'entraînement, tout se passe bien. Trois semaines plus tard, le 10 août, il m'arrive la même chose, face au Holstein Kiel. Là, j'ai commencé à m'inquiéter. J'ai fait des examens plus poussés, et là, le médecin m'a dit que je faisais de l'arythmie. Mon cœur ne battait pas normalement. Il m'a dit que le football, c'était fini pour moi.
Que s'est-il passé ensuite ? J'étais brisé. Jouer au football, c'est mon rêve, et là, tout devait s'arrêter. J'étais vraiment mal. J'ai subi quatre opérations au cœur. A un moment, je me suis dit que j'allais y passer.
Finalement, tu t'en es bien sorti, et aujourd'hui, tu portes un défibrillateur. Oui. Je ne voulais pas abandonner. Aujourd'hui, je sais que ça comporte des risques, la peur est toujours présente. Mais quand je vais à l'entraînement et que je vois que tout se passe bien, ça me soulage un petit peu plus tous les jours. J'ai été beaucoup soutenu, notamment par mon ex, qui était infirmière. Elle a beaucoup fait pour moi.
Ça va, ça ne te dérange pas trop au quotidien ? Je m'y habitue. C'est vrai que c'est pas pratique, mais jour après jour, je reconnais que c'est quelque chose qui fait partie de moi maintenant. A l'entraînement, ça ne me gêne pas trop : j'arrive à faire des amortis poitrine. Il y a juste ce truc qui se passe tous les soirs à 23h : le...



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