Daniel Cohn-Bendit officialise son retrait d'EELV

le
1
DANIEL COHN-BENDIT DIT NE PLUS FAIRE PARTIE POLITIQUEMENT D'EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
DANIEL COHN-BENDIT DIT NE PLUS FAIRE PARTIE POLITIQUEMENT D'EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS

PARIS (Reuters) - Daniel Cohn-Bendit a dit vendredi qu'il ne faisait plus politiquement partie d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), dont il a été le principal inspirateur mais dont il désapprouve de plus en plus la culture.

L'eurodéputé avait annoncé en septembre, au lendemain du vote du conseil fédéral d'EELV contre la ratification du traité budgétaire européen, qu'il mettait "entre parenthèses, provisoirement" sa participation au mouvement.

Invité vendredi sur Canal+, il a franchi un pas supplémentaire. "Politiquement, je ne fais plus partie de l'espace d'EELV", a-t-il dit. "Je ne participe plus à aucune réunion et je ne discute pas de l'avenir et du futur d'EELV".

Il a précisé qu'il continuait à payer sa cotisation de député européen, mais qu'il n'avait jamais eu de carte du parti. Prié de dire s'il partait sur la pointe des pieds, il a répondu : "Pas sur la pointe des pieds, puisque tout le monde le sait".

Pour Pascal Durand, secrétaire national d'EELV, "il n'y a rien de nouveau" car "il n'a jamais été membre actif du parti".

"Il est arrivé au moment des élections européennes et moi je dis qu'il sera encore là au moment des prochaines européennes", a-t-il dit à Reuters, estimant que ce retrait ne préfigurait en rien une nouvelle scission des écologistes.

Daniel Cohn-Bendit avait exprimé son désaccord avec les dirigeants d'EELV sur maintes questions. Opposé à une candidature de la formation à l'élection présidentielle cette année, il s'était à peine montré pendant la campagne de la candidate d'EELV, Eva Joly.

L'eurodéputé, qui a créé son propre 'think tank', a participé jeudi au Sénat au premier "Forum des écologistes", une initiative de son frère Gabriel et de la sénatrice écologiste Leila Aïchi. Il a assuré qu'il s'agissait d'un espace de réflexion et non d'un organisation concurrente d'EELV.

"Ce qui m'intéresse, c'est comment les écologistes de tous bords peuvent travailler pour imposer une logique de transition écologique et voir si, malgré nos différences, nous pouvons avoir des intérêts communs", a-t-il dit au Parisien.

Gérard Bon, avec Chine Labbé, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • deforge3 le vendredi 7 déc 2012 à 14:24

    Pas une grande perte pour les verts bien au contraire, le cador de la rhétorique sterile en vit depuis 50 ans au gré du vent politique, toujours assis entre 2 chaises france et allemagne pour mieux profiter, il n'a jamais accompli quoique ce soit de concret si ce n'est de se faire elir au conseil europeen.